poche sourire

Après un mois et demi d’apnée pour cause de concours (réussi !), j’ai eu le plaisir de prendre ce matin dans ma bibliothèque, par hasard, ce petit roman dont je ne connaissais pas l’auteur et dont je n’avais jamais entendu parler. Ce soir en rentrant, je me suis trouvée dans l’incapacité de le lâcher jusqu’à ce que j’ai tourné la dernière page … Véritable bouffée d’oxygène, je me suis laissée emporter par la puissance de la lecture, par la force de mon imagination et, le temps d’une journée, André et Aurélie ont été mes meilleurs amis. Aurélie a hérité du restaurant de son père, à Paris. André est éditeur dans une petite maison d’édition. Elle ne lit jamais. Il ne s’intéresse pas particulièrement à la cuisine. Rien ne les destine à se rencontrer. Et pourtant. Au fil de hasards tous plus incroyables les uns que les autres, ils vont se découvrir, se détester, s’aimer. Et tout part de la lecture d’un simple livre.

Alors oui bien sûr, les clichés abondent : Paris, la ville romantique, les dîners aux chandelles, les vieilles librairies, les auteurs, les éditeurs, l’atmosphère littéraire et amoureuse. Tout y est, et tout en sachant cela, je me suis laissée prendre … Parce qu’on le veuille ou non, les personnages ont existé, et s’ils ont existé c’est que l’auteur a su leur donner la consistance nécessaire, ce petit ingrédient magique qui fait que des mots se transforment et se mettent à exister le temps d’un instant. Un processus qui m’émerveille à chaque fois que je plonge dans un livre; un processus qui rend jaloux mon compagnon, et pourtant qui le fascine quand il me voit plonger dans cet autre monde, où il ne peut pas me suivre.

Il est parfois difficile d’expliquer le ressenti d’une lecture : souvent, c’est que c’était le bon livre au bon moment. Peu importe parfois le style, la narration ou le reste. Les mots nous touchent en plein cœur, et cela ne nous empêche pas d’aimer Zola, Camus ou Gary, au contraire. Simplement chaque lecture prend place dans un moment particulier dans la vie d’un lecteur, et la force de ce dernier est de savoir quand ce moment va arriver, et quel livre il doit prendre. Suivant si l’on a deux minutes, trente ou deux heures. Un essai, un roman, un documentaire. Un TGV, un métro, un lit.

Bref je me rends compte que je me suis égarée, pour ce premier article depuis tant de semaines, dans les méandres de ma pensée, de mon euphorie au sortir de cette lecture, dans le plaisir de retrouver la douceur de mon clavier, le rectangle de WordPress où je peux écrire, partager, ne plus être seule.

Car en réalité il n’y a pas tant à dire que ça sur ce roman, qui a réveillé mon petit côté fleur bleue, un livre qui se ressent plus qu’il ne se lit. Ce que je ne peux que vous conseiller dès aujourd’hui, même si je suis sûre que peu d’entre vous partageront ce que j’ai ressenti. Chaque expérience de lecture est unique.

Pour conclure (car il faut bien !), Le sourire des femmes est une jolie comédie romantique qui fait du bien, à lire en écoutant Amélie Poulain (qui m’a trotté dans la tête tout au long de ma lecture). Car un livre cousu de fil blanc, léger et plein de bons sentiments, ça fait du bien de temps en temps ! (et en plus ça rime !)

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