Toujours dans mon idée de rattrapage de mes lectures de l’été, que je voudrais partager quand même avec vous, voici trois romans que j’ai regroupés car ils traitent de la difficulté de l’enfance et de l’adolescence. Une thématique qui me touche toujours dans les romans, et qui vous intéressera aussi j’espère …

Mon bel oranger / José Mauro de Vasconcelos

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Zézé est un petit garçon rêveur et intrépide : ses aventures le mettent toujours en porte-à-faux par rapport aux adultes qui le battent pour lui apprendre à rester sage. « Cet enfant a le diable-au-corps » disent-ils. Mais personne n’essaie vraiment de comprendre cet enfant sensible qui rêve juste d’un papa un peu plus riche, d’une vie un peu moins miséreuse, et d’amis. Sa vie change le jour où la famille emménage dans une maison plus loin de la ville, une maison qui a une cour, une cour où pousse un pied d’oranges douces … Petit à petit Zézé va le prendre comme confident, cheval, compagnon d’aventures. Quand il s’invente des histoires, plus personne ne peut lui faire de mal. Et puis il y a Portuga, qui fait peur à tous, et qui va devenir son ami …

Roman de mon enfance, Mon bel oranger était resté dans un coin de ma mémoire toutes ces années, jusqu’à ce que je tombe un jour sur son adaptation en DVD. Et me voilà, le soir même à pleurer toutes les larmes de mon corps … Et le lendemain de reprendre le livre pour retrouver la magie de ces personnages, Zézé, son petit frère Luis, Portuga. Une magie intacte qui m’a replongé dans les rêves d’enfance, les envies de liberté, et d’oranger.

Un classique autobiographique, à découvrir ou à redécouvrir !

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Comment (bien) rater ses vacances / Anne Percin

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Ambiance complètement différente avec le délirant Comment (bien) rater ses vacances d’Anne Percin. Ou comment un adolescent va grandir le temps d’un été, confronté à des expériences qui n’étaient pas dans son plan de glandouille devant ordinateur … Car c’est sans compter sur ses parents qui partent en vacances sans lui et ne donnent plus signe de vie, une grand-mère qui fait un malaise et tout un petit monde qui lui demande beaucoup, à cet adolescent vacancier ! Mais cette histoire serait un peu trop classique s’il n’y avait pas l’humour de Maxime, qui rend toute l’aventure terriblement drôle et attachante.

« Chers parents,
Mon stage de survie en milieu hostile se passe bien, merci. J’espère que vous êtes pas trop morts, rapport aux frais de rapatriement qui doivent coûter bonbon, depuis la Corse. Sinon, moi ça va, j’ai mangé Hector mais pas tout d’un coup, j’en ai congelé un bout pour le mois prochain. Heureusement que j’ai l’eau-de-vie de Mamie, ça m’aide pour tenir. Si jamais vous ne reveniez pas, ce serait sympa de m’envoyer un mandat parce que la prostitution masculine, ça marche pas trop dans le quartier. Bon, ben je vous laisse, c’est l’heure de ma piqûre d’héroïne. Gros bisous, votre fils bien-aimé,
Maxime. »

Au départ un peu agacée par cette caricature d’adolescent, je me suis laissée emporter par les rebondissements à chaque page, par les atermoiements du pauvre Maxime que personne n’épargne et par son art de raconter des histoires !

Un roman à lire en cas de déprime : fous rires garantis !

PS : à suivre avec Comment devenir une rockstar et Comment gérer sa love story.

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Si j’étais un rêve / Charlotte Bousquet

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Bulgarie et France, Sofia et Saint-Denis : ces deux pays, ces deux villes vont être reliés, le temps d’une année, grâce à la correspondance entre deux adolescentes, Lina et Nour. A partir de l’idée de leurs professeurs de français, les adolescents vont prendre contact, d’abord de mauvaise grâce, puis avec plaisir jusqu’à créer des liens d’amitié durables … mais toujours virtuels. Jusqu’au jour où Lina annonce sa visite à Paris. Et où les faux-semblants vont éclater.

Ce roman épistolaire fut un vrai plaisir de lecture : Charlotte Bousquet rend les dialogues adolescents très crédibles, et intéressants. Tandis que Nour reste flou sur sa vie quotidienne à Saint-Denis, Lina s’exalte pour les débats politiques de son pays, elle va manifester et ne comprend pas que son amie ne s’y intéresse pas. Petit à petit ils évoluent et leur relation s’approfondit. Et petit à petit le roman évoque des sujets graves, avec sensibilité : le mal-être adolescent, l’engagement, les premiers amours, le droit à la différence.

Un beau roman d’apprentissage qui plaira aux ados.