hunger games

Par un hasard de lecture il y a quelques mois j’ai entrouvert le tome 1 d’Hunger Games. Je ne l’ai recraché qu’une fois terminé, mais je n’ai pas ressenti le besoin d’ouvrir la suite immédiatement. C’est chose faite depuis la semaine dernière où j’ai englouti les deux autres tomes, clôturant ainsi la trilogie et pouvant ainsi donner mon avis sur ce best-seller !C’est fou comme on a beau chercher à sortir des sentiers battus, on finit toujours pas revenir aux autoroutes. Mais ce qui est bien, c’est que ces autoroutes peuvent parfois être surprenantes !

J’ai effectivement ouvert ce roman avec un certain nombre d’a priori : chick-lit, dystopie rebattue, roman pour adolescent(e)s, best-seller international. Il n’en faut pas plus pour déclencher les signaux d’alarme dans mon esprit. Et pourtant je n’aime pas rester sur des préjugés et la plupart du temps j’essaye de les combattre en m’attaquant à ce genre d’ouvrages … Il faut connaître pour critique ! Dans ce cas-ci, ça n’a pas très bien fonctionné car au final, j’ai été plutôt séduite.

« Les Hunger Games ont commencé.
Le vainqueur deviendra riche et célèbre.
Les autres mourront…

Dans un futur sombre, sur les ruines des États-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur.
Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l’arène: survivre, à tout prix.

Quand sa petite sœur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n’hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. À seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature… »

Tout d’abord, on peut facilement mettre au jour un canevas assez classique : une héroïne qui va se révéler plus forte que tout le monde ; une société post-apocalyptique qui a dévié en un totalitarisme ultra-violent qui cautionne des Hunger Games adaptés des jeux romains antiques ; une histoire d’amour (à trois, ça marche mieux car ça implique un dilemme) ; un style simple et efficace. Une lecture qui m’a très (trop ?) fortement rappelée la série Divergente que j’ai lu en 2014 (une série best-seller par an, c’est un bon rythme je crois !), avec le même type de personnages, le même déroulé, les mêmes rebondissements.

Et pourtant je l’ai lu jusqu’au bout car j’y ai trouvé du positif également : la critique de la société y est intéressante ; le côté « roman d’apprentissage » est crédible : les personnages se révèlent pas si simples qu’on peut le penser, ils évoluent et les choix qu’ils font peuvent même être surprenants ; et la fin est très bien menée, avec un brin de poésie qui n’enlève rien. Malgré un style un peu bancal du fait du récit à la première personne qui semble autoriser relâchements de langage et épanchement, la trilogie se lit bien et les dialogues sont plutôt pas mal réussis.

Que dire d’autre ? Que certes, je n’en retirerai pas un souvenir impérissable (il ne détrônera jamais Harry Potter) mais que tout de même, la trilogie est remontée dans mon estime. Dans la foulée, j’en ai profité pour visionner les films qui sont somme toute assez fidèles, même si Katniss est parfois agaçante avec son air paumé. Cependant c’est un roman qui s’adapte très bien car il alterne scènes d’action, de réflexion et d’amour. Une découverte sympathique donc.