macadam

J’avais été séduite par Le liseur du 6h27, paru l’an dernier aux Éditions Au Diable Vauvert. Suite à cette parution j’ai eu l’opportunité de rencontrer l’auteur et de discuter avec lui. J’avais ainsi appris que jusqu’à présent il n’avait publié et écrit que des nouvelles, et que ce roman était une grande première. Cela n’était pas surprenant car au final son roman se construisait autour de nombreuses petites histoires . Rien de surprenant donc non plus quand j’ai reçu ce recueil de nouvelles, par l’auteur « aux quatre prénoms » comme il se désigne lui-même. A noter : il a reçu de nombreux prix de concours littéraires pour ses nouvelles.

J’ai toujours des difficultés à aborder les recueils de nouvelles : je suis plutôt une lectrice de romans, de pavés bien touffus où les personnages sont suivis tout au long de leur vie, ou bien fouillés. Ce n’est pas toujours le cas dans les nouvelles, et j’ai souvent l’impression de rester sur ma faim. J’ai également dû mal à trouver une unité au recueil (et par ailleurs il n’y en a pas toujours …), et donc encore plus de mal à le chroniquer !

Ce recueil de Jean-Paul Didierlaurent ne fera pas exception. Sur la dizaine de nouvelles qu’il contient, je me souviendrai d’à peine la moitié. Deux d’entre elles m’ont déçu par leur chute, trois ont été des coups de cœur.

Mais ce qui est certain, c’est que l’auteur s’y entend pour dresser des portraits hauts en couleur de gens étranges, hors normes, aux marges de la société, avec toujours un fonds d’humour (noir) et grâce à une plume agréable et efficace.

Du prêtre accroc à la Game-Boy au petit garçon bourré d’imagination qui a perdu son père en passant par le vieux qui « libère » des copains de la maison de retraite, certains d’entre eux m’ont séduit, ému ou surpris. La palme revient à la guerre d’horloge dans un petit village où l’église et le temple ne donnent pas la même heure … ce qui est à l’origine d’un conflit interminable, qui sera d’une manière originale et radicale !

Bref on passe de bons moments en leur compagnie, et c’est l’essentiel !