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Un matin, au petit-déjeuner, un petit garçon et sa sœur découvrent qu’un horrible événement s’est produit : il n’y a plus de lait dans le frigo ! Impossible de faire un bon petit-déjeuner sans lait, parce que les céréales ce n’est pas bon avec du ketchup … Et puis papa ne peut pas se faire son thé. N’écoutant que son courage, ce dernier se décide à aller à l’épicerie pour acheter du lait. Sauf que les heures passent, et qu’il ne revient pas … A son retour, il raconte à ses enfants l’incroyable histoire qui lui est arrivée : celle-ci implique un stégosaure qui voyage dans le temps, un complot international, des piranhas … et du lait ! Dans sa biographie, il est écrit que Neil Gaiman est un « génie de l’imaginaire ». J’en avais déjà été convaincue avec L’océan au bout du chemin, L’étrange vie de Nobody Owens et bien d’autres œuvres de cet auteur prolixe, qui s’est associé aux plus grands, comme Terry Pratchett. Et j’en ai encore une magnifique preuve ici.

Pour « Par bonheur, le lait », il s’est associé à des illustrateurs : Chris Ridell pour la version anglaise, Boulet pour la version française. Et inutile de vous dire que ces illustrations participent pleinement à ce petit roman complètement déjanté.

« Par bonheur, le lait est mon premier livre qui s’attaque aux Questions Essentielles. Les questions que personne n’ose se poser. Des questions comme :
Que se passe-t-il quand on laisse la porte d’un vaisseau spatial ouverte et qu’on laisse entrer le continuum spatio-temporel ?
Des extraterrestres malveillants vont-ils refaire la décoration en remplaçant  tous les arbres de la Terre par des petits coussins, et l’Australie par une énorme assiette ornementale décorée d’un dessin de l’Australie ?
Est-ce que nous vivons vraiment dans le présent, comme nous le pensons, ou vivons-nous en fait dans le lointain, très lointain futur, comme le prétend le professeur-dinosaure Steg? »

A sa lecture, j’ai replongé dans l’univers de l’enfance, des rêves, des histoires totalement déjantées que l’on peut soi-même s’inventer. Mais ici l’histoire est mise en forme, maîtrisée, et retransmise avec l’humour inimitable de Neil Gaiman.

Si l’auteur a voulu produire un petit roman drôle, il avoue que c’est surtout pour rendre un bel hommage aux pères, qui se cachent trop souvent derrière leurs journaux, alors qu’ils sont tout à faire capables de sauver le monde quand ils le veulent !

Car n’oubliez surtout pas … « Tant qu’il y a du lait, il y a de l’espoir. »

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A noter : Neil Gaiman a aussi écrit un petit texte indispensable « Pourquoi notre futur dépend des bibliothèques, de la lecture et de l’imagination ». A apprendre par cœur !