reste vie

Et voilà le grand retour de Jean-Paul Didierlaurent avec ce premier roman publié depuis Le liseur du 6h27.  Entre temps, j’avais pris plaisir à découvrir ses nouvelles dans Macadam, mais comme vous le savez peut-être, le roman reste mon fonds de commerce … J’attendais donc avec impatience la sortie de ce roman, et je n’ai pas été trop déçue. 

Comme dans Le liseur, on découvre des personnages hauts en couleur, travailleurs de l’ombre : Ambroise, le thanatopracteur, qui préfère taire son métier pour ne pas faire fuir les filles ; Beth sa grand-mère qui teste les rencontres de son petit-fils à coup de kouign aman (slurp !) ; Manelle, l’assistante de vie qui s’attache petit à petit à un de ses clients, le vieux Samuel, touchant mais un peu fou et qui va déclencher toute l’histoire …

Après avoir posé les bases de l’histoire de chacun, les voici donc embarqués tous ensemble dans un road-trip où une série de hasards va aboutir sur une happy-end qui nous laisse souriant et heureux.

Pour autant, j’ai apprécié de découvrir le travail de thanatopracteur, qui fait froid dans le dos mais qui est pourtant essentiel, à la manière des embaumeurs d’autrefois … :

« Alors si vous me demandez pourquoi je fais ce métier , je vais vous répondre d’un exemple : parce que c’est plus facile pour une mère d’embrasser le front d’un fils qui paraît dormir dans une éternité paisible que de rester hantée tout le reste de sa vie par l’image d’un visage ravagé par la mort. »

Une pincée de mort, une pincée d’amour, une petite histoire de famille, hop vous mélangez le tout et vous avez un roman léger, bien mené, bien écrit, qui fait du bien ! Bref, si vous avez aimé Le Liseur, n’hésitez plus ! 

(et vous terminez avec la chanson de JJ Goldman dans la tête : Il changeait la vie … ;))