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Irlande, fin des années 60, le mari de Nora meurt et elle se retrouve seule avec 4 enfants : ses deux filles commencent à se débrouiller mais les deux jeunes garçons demandent plus d’attention, d’autant qu’ils sont déboussolés par la disparition de leur père. Nora va devoir gérer le désert qu’est devenue sa vie, la perte de tous ses repères, disparus avec l’homme aimé, et surtout apprendre à vivre pour elle seule. 

Deuxième roman que je lis après Le Testament de Marie, que j’avais beaucoup aimé, Nora Webster n’a pas eu le même impact que ce dernier. Si l’écriture m’a semblé intéressante, je n’ai pas vraiment été convaincue par l’histoire : on attend tout le long du roman qu’il se passe quelque chose, mais en vain … 450 pages pour décrire les faits et gestes de cette Nora qui n’a aucun relief, rien dans sa vie à part ses enfants qu’elle n’arrive même pas à comprendre. Même si elle prend de l’ampleur au fur et à mesure qu’elle s’échappe du carcan que veut lui imposer la société, elle n’a pas réussi à maintenir mon attention constante et petit à petit je me suis rendue compte que je lisais en diagonale, dans l’espoir vain qu’il arrive quelque chose … Mais Colm Tóibín procède par petites touches, qui ressemblent tant au final à la vie, avec son côté routinier, ce que j’essaye d’éviter dans la littérature !

Seul intérêt pour moi, mais pas assez développé à mon goût : la toile de fonds qu’est l’Irlande politique des années 1960.

Bref un roman, inspiré de la vie de sa mère, qualifié « musical », « captivant » et « touchant », comme je l’ai vu écrit dans d’autres chroniques, mais à côté duquel je suis totalement passée.