autre-mondeJ’attendais d’avoir terminé cette série pour vous en parler … c’est chose faite puisque le tome 7 de la série Autre-Monde de Maxime Chattam est sorti il y a un mois … et que je l’ai dévoré !

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Pour tout vous dire, mon article va vous paraître bizarre car j’ai à la fois aimé et détesté ces 7 volumes … Aimé car ce furent tous de très bons page-turner : une fois commencés, impossible de les lâcher. Aimé car les personnages sont attachants, sur fonds de roman d’apprentissage. Aimé car le monde que Chattam crée tient la route. Mais détesté car mal écrit. Détesté car les dialogues sont parfois naïfs, à la limite du crédible. Détesté car il enchaîne les clichés sur les femmes, les enfants, la fantasy … Détesté surtout car c’est un vaste melting-pot des bons romans fantastiques des dernières années. On y retrouve du Harry Potter (trois amis, dont les mecs pas très doués à l’école mais qui compensent par le courage, et une fille hyper intelligente), du Seigneur des Anneaux (une quête qu’ils peuvent seuls mener …) de l’Histoire sans fin, etc. En bref une histoire qui manque d’originalité.

Mais laissez-moi vous en dire deux mots tout de même. Matt, Tobias et Ambre sont des adolescents comme les autres jusqu’à la nuit où une terrible tempête dévaste le monde. Tous les adultes disparaissent, remplacés par des mutants horribles qui traquent sans relâche les enfants. Ces derniers se sont éparpillés dans le monde, et en quelques mois se sont adaptés à leur nouvel environnement : certains vivent dans les arbres, d’autres sous la mer. Beaucoup se sont retrouvés sur l’île de Neverland, qui les protègent des adultes.

Les trois amis, trois futurs héros, parcourent donc ce nouveau monde, menant une guerre puis la paix avec les adultes, combattant sans relâche les atrocités de cet « Autre-Monde ». En particulier un certain « Ggl« , monstre grignotant petit à petit les terres.

Auteur de son époque, Chattam met en scène des « Rêpboucks » ou les Kwitteurs des oiseaux espions, références évidentes à Facebook ou Twitter. Et surtout, l’explication finale, si elle n’est pas attendue, est très convenue par son discours anti-technologie qui prétend avertir les jeunes générations du risque qu’elles courrent à vivre davantage sur les réseaux sociaux que dans la « vraie vie ». J’aurais préféré des allusions plus subtiles et un discours plus nuancé pour sous-tendre ces aventures au final très classiques, qui respectent les canons de la fantasy.

Néanmoins je ne peux que saluer quelques bonnes trouvailles, comme la communication à travers les églises, qui jalonnent encore le monde ; et une fin nuancée, qui rattrape le reste.

Au final on passe un bon moment, mais il ne faut pas chercher plus dans cette série.