pénombre

Je suis toujours attirée par les romans qui parlent de librairies, de littérature, et j’ai donc été naturellement vers ce roman qui me faisait de l’œil depuis un moment ! J’en avais pourtant lu de mauvaises critiques à son propos, mais j’ai finalement été agréablement surprise. 

Clay Jannon, webdesigner, se retrouve au chômage quand la récession frappe San Francisco. Le hasard le mène jusqu’à la librairie de l’étrange M. Pénombre, ouverte 24 heures sur 24, où il est embauché pour le service de nuit.

« Je poussai la porte vitrée de la librairie. La clochette qui la surmonte tinta joyeusement et, lentement, j’entrai dans la boutique. Sur le moment, je ne mesurai pas combien le seuil que je venais de franchir allait compter pour moi.
Imaginez, a l’intérieur, une librairie de forme et de taille normales, mais basculée sur le coté. L’endroit était d’une étroitesse ridicule et d’une hauteur vertigineuse, et les rayonnages montaient jusqu’au plafond. Il y avait là l’équivalent de trois étages de livres, plus peut-être. En reversant la tête en arrière – pourquoi faut-il toujours que les librairies vous martyrisent le cou? -, je vis les étagères qui se fondaient peu à peu à l’ombre, comme si elles se prolongeaient à l’infini. »

Clay découvre donc un lieu aussi insolite que son propriétaire, fréquenté par les membres d’un drôle de club de lecture.

Petit à petit Clay essaie de percer leur secret … et il se retrouve embarqué dans une aventure qui le dépasse grâce à sa petite copine, ingénieure prodige chez Google (elle nous en fait d’ailleurs découvrir les coulisses !). Duo de choc, ils vont aller d’indices en indices et remonter la piste du Fondateur de ce club pas comme les autres.

Avec brio, Robin Sloan nous entraîne dans une aventure menée tambour battant où se mêle société occulte à la Dan Brown, mystère littéraire à la Umberto Eco et technologies les plus avancées avec les génies de Google qui résoudront peut-être une énigme de plusieurs siècles … Le roman est par ailleurs parsemé de références, de clins d’œil à la culture geek, à l’informatique, mais aussi à la culture du livre, notamment l’histoire de l’imprimerie.

Surfant entre le 15e et le 21e siècle, entre langage codé et langage moderne, c’est un livre qui vise à réconcilier les adeptes du tout-papier et des « nouvelles » technologies, ce que je trouve plus que nécessaire … tout en étant très distrayant !

Sans être un coup de cœur, ce fut donc une bonne surprise, une bonne lecture !