parchemins

Pascal Mannaerts est un photographe belge qui a arpenté le monde, pendant une quinzaine d’années, appareil photo en bandoulière. Il a publié ses photos dans de nombreuses revues comme Géo, National Geographic ou le Guide du Routard. Elles sont regroupées ici dans ce magnifique livre publié aux éditions Hachette.

« Respect, authenticité et humilité sont les maîtres mots » de toutes les rencontres qu’il a pu faire, au cours de ces instants qu’il a réussi à saisir d’une main de maître.

« Où que je sois, ce que j’aime par-dessus tout traduire en images, c’est ce face-à-face, sans cesse renouvelé, avec les gens que je rencontre, essayant de capter leur beauté, leurs différences et ce qu’ils ont d’universel. »

Ponctué de beaux textes et de citations, le livre se divise en trois parties : la rencontre, l’instant et le sacré.

La rencontre c’est ce moment où les yeux se croisent, de détournent ou se fixent sur vous. L’instant, c’est ce moment volé à la mort, ce moment magique où l’on perçoit toute la beauté du monde, l’instant à saisir, et que seule la photographie peut rendre aussi immortel.

Pascal Mannaerts a le don de capter magnifiquement les regards, les sourires, les prenant sur le fait, sans que l’on puisse savoir si ses modèles ont pris la pose. Ces regards nous transpercent, parfois nous accusent, d’autres fois nous font sourire à notre tour. Dans tous les cas ils nous questionnent : qui sommes-nous ? Qui sont-ils ? Quel est leur quotidien ? leurs rêves ?

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De l’Amérique au Tibet, en passant par le Sénégal ou l’Iran, Patrick Mannerts a su tirer de la diversité ce qui nous unit tous : notre humanité.

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Malgré son passage dans des pays marqués par la guerre et la misère, le photographe sait capter des moments de bonheur qui font oublier la misère, et nous font appréhender la fierté qu’ont les peuples de leurs traditions et de leurs modes de vie.

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Le plaisir d’être pris en photo est partagé par toute l’humanité, surtout les enfants !

rire

 

« Le voyage c’est aussi la somme de tous ces instants qui nous enivrent, ces moments où le temps se suspend ». Et sans bouger de chez moi, j’ai eu l’impression de voyager, page après page, de découvrir des paysages, des gens, de respirer un air glacial ou brûlant, de sentir les odeurs de chevaux, yaks, alpagas, ou simplement celle des rues de New York ou de Tokyo. Un moment magique, que j’ai savouré avec un plaisir immense, sans cesse renouvelé. Un gros coup de cœur. 

 

Au final, on peut s’interroger sur le titre : pourquoi Parchemins d’ailleurs ? Chacun peut l’interpréter à sa manière, mais pour moi, c’est parce que l’Histoire s’écrit d’abord et surtout sur le visage de ces gens, du monde entier, qui partage les mêmes rêves. 

« A chaque voyage, j’ai ressenti le désir de documenter ce que je voyais de la même manière : en plaçant l’Humain au centre de tout. L’Humain et son identité, sa diversité et ses mystères, que j’aime présenter à travers des séries de photographies tendant à ouvrir au dialogue, à l’émotion et au questionnement. »

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