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Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de trois romans en une seule chronique ! 3 romans qui ne m’ont pas tellement marqué, mais que je voulais tout de même vous signaler. 

Le journal intime de Baby George / Clare Bennett

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Je ne suis absolument pas les « aventures » de la famille royale, mais je suis un jour tombée sur ce texte, j’en ai lu quelques lignes et j’ai souri immédiatement. L’ayant trouvé d’occasion, je n’ai pas hésité une seconde ! Et un soir de déprime, je me suis plongée dedans … il faut dire que ça décape ! 

Voilà la vie de Baby George, héritier de la couronne britannique, qui tient son journal entre ses 1 et 2 ans, année de grands changements. Accompagné de son équipe de communication, spécialisée en image, il fait un tabac à chaque apparition. Mais cela va changer quand on lui annonce qu’il va bientôt avoir une petite sœur …

En creuset, on découvre la vie de la famille royale, les rituels, les relations complexes, et la politique du pays vue à travers les yeux d’un enfant de deux ans, très conscient du rôle important qu’il peut jouer. 

« Superstar médiatique.
Titan de la mode internationale.
Ambassadeur de toute cette famille et de cette nation.
Sauveur potentiel de l’Ecosse.
Combien de rôles ces gens veulent-ils que je remplisse ? »

C’est frais, c’est drôle, ça change, ça détend. Que demander de plus ? 🙂

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Black Bazar / Alain Mabanckou (2009)

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Depuis Mémoires de porc-épic je n’ai jamais retrouvé ce qui m’avait plu dans Alain Mabanckou. Pourtant, j’aime son humour et son écriture fraîche et poétique. Mais je n’accroche pas avec ses sujets.

Le héros de Black Bazar est un dandy africain de notre temps, amoureux des cols italiens et des chaussures Weston, qui découvre sa vocation d’écrivain au détour d’un chagrin d’amour. Naviguant entre complainte et dérision, il brosse avec truculence un tableau sans concession du monde qui l’entoure.

Mabanckou peint un tableau très drôle de la communauté africaine en France, pointant les petites médiocrités et les préjugés qui alimentent un racisme ordinaire. Intéressant.

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Morwenna / Jo Walton

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Enfin, je termine sur un vrai coup de griffe avec Morwenna : lauréat de plusieurs prix littéraires de fantasy, une couverture magnifique, un résumé alléchant, il avait tout pour me plaire !

Morwenna Phelps, qui préfère qu’on l’appelle Mori, est placée par son père dans l’école privée d’Arlinghurst, où elle se remet du terrible accident qui l’a laissée handicapée et l’a privée à jamais de sa sœur jumelle, Morganna. Là, Mori pourrait dépérir, mais elle découvre le pouvoir des livres de science-fiction. Delany, Zelazny, Le Guin et Silverberg peuplent ses journées, la passionnent. Mais que s’est-il vraiment passé ce fameux jour ?

Eh bien sachez que vous devrez attendre les 300 pages du bouquin pour le savoir, et qu’avant il faudra vous taper le journal intime détaillé de Morwenna, y compris quand elle mange des gâteaux, et chaque livre qu’elle lit. C’est long. Très long. On attend qu’il se passe quelque chose tout du long. Et puis rien … Les touches fantastiques, étranges, anecdotiques, ne parviennent pas à sauver l’ensemble. Et quand on arrive à la résolution, on est à peine surpris, ayant juste hâte de le refermer.

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En bref, pour conclure ces trois articles, le Journal seul peut vous sortir d’un moment de déprime, et vous pouvez oublier les autres … 🙂