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De temps en temps, j’essaie de rattraper mon retard de chroniques parce que je tiens vraiment à vous parler de mes dernières lectures. Voici donc trois d’entre elles qui n’ont pour point commun que mon opinion positive dessus ! 🙂 Deux classiques, un japonais et un anglais, et un contemporain d’un auteur que j’ai découvert il y a peu mais que j’ai beaucoup aimé, Jonathan Coe.

La recluse de Wildfell Hall / Anne Brontë (1848)

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Second roman épistolaire d’Anne Brontë, La Recluse de Wildfell Hall est considéré comme l’un des premiers romans féministes : il raconte l’histoire d’Helen Graham qui quitte son mari abusif et débauché, et qui doit subvenir à ses propres besoins et à ceux de son jeune fils. Tout au long des 800 pages de ce texte, on suit la vie de cette femme forte et déterminée, mais qui retombe parfois dans les filets de la société … Les trois voix du récit, qui se répondent, lui donnent une force et une modernité sans précédent.

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La parfaite lumière / Eiji Yoshikawa (1935)

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Après 10 longues années, victoire ! j’ai enfin lu la suite du grand classique japonais, La pierre et le sabre, qui relate d’une façon largement romancée la vie du samouraï Miyamoto Musashi, un célèbre escrimeur. Tout au long de ces deux tomes, nous suivons les pérégrinations de ce samouraï qui a le don de se faire des ennemis dans chaque ville qu’il traverse, alors qu’il est en quête de la maîtrise de son sabre, intimement liée à la compréhension de soi-même. Roman d’aventures parfois, roman contemplatif parfois, roman plein de sagesse, il nous force à ralentir et à nous couler dans un kimono japonais pour mieux comprendre les mœurs et coutumes de l’époque, à la fois barbare (suicides, duels) et raffinée (hygiène, respect, douceur, contrôle de soi).

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Expo 58 / Jonathan Coe (2013)

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Londres, 1958. Thomas Foley vit une vie morne de fonctionnaire au ministère de l’Information quand on vient lui proposer de participer à un événement historique, l’Exposition universelle, qui doit se tenir cette année-là à Bruxelles. Il devra y superviser la construction du Pavillon britannique et veiller à la bonne tenue d’un pub, Le Britannia, censé incarner la culture de son pays. Alors qu’il vient de devenir père, il saisit l’occasion de vivre enfin une aventure … qu’il va effectivement expérimenter mais sans y prendre autant de plaisir qu’il y pensait ! Il va rencontrer des personnages savoureux mais bizarres, moitié fous moitié espions, en pleine guerre froide. Jonathan Coe excelle à nous mener de situations cocasses à événements ridicules en nous faisant rire sans nous lasser, tout en dressant le portrait d’une Angleterre tiraillée entre convenances et liberté.