club audible

Je ne vous parle pas assez de livres audio en ce moment, alors que pourtant ils m’accompagnent partout : en randonnée, à vélo, en cuisinant, en faisant du sport … Voilà donc la lacune rattrapée avec les trois derniers que j’ai eu le plaisir d’écouter !

Trois romans extrêmement différents, trois époques et trois styles !

bronte

  • De : Emily Bronte
  • Lu par : Janet McTeer, David Timson
  • Durée : 13 h et 8 min
  • Date : 1847

J’ai lu ce grand classique il y a fort longtemps, et en français. C’était donc l’occasion de le redécouvrir, et tant qu’à faire dans sa langue originale ! Evidemment, il existe plusieurs versions enregistrées de ce texte, et j’ai dû chercher un moment pour trouver celle avec le meilleur accent british, et donc la plus compréhensible pour moi ! Finalement c’est sur Audible que j’ai trouvé mon bonheur, avec ces deux narrateurs qui se complètent à la perfection.

Imaginez des landes battues par les vents, deux demeures historiques, de sombres histoires de famille sur plus de trois décennies, et des personnages aussi sombres qu’impitoyables. Et vous voilà dans l’ambiance de ce roman d’Emily Brontë ! A travers son Heathcliff, devenue un des personnages les plus connus de la littérature, elle donne un second souffle au roman gothique. Son génie a été d’en fait le récit à travers les souvenirs de la gouvernante, qui a suivi toute l’histoire, même si elle n’est pas objective : ses jugements traversent le texte et lui donnent une richesse puisqu’ils se font l’écho à nos propres sentiments.

Un texte incroyable, que j’ai aimé découvrir de cette manière ! Nul besoin de sons additionnels ou de fioritures, le roman parle de lui-même et nous entraîne à sa suite dans son univers impitoyable. 

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chateau

  • De : Philip K. Dick
  • Lu par : Bernard Gabay
  • Durée : 9 h et 59 min
  • Date : 1962

Voilà une exclusivité Audible, enregistrée à l’occasion de la sortie de son adaptation en série sur Netflix. L’occasion de le redécouvrir dans une nouvelle version. En effet, comme pour Wuthering Heights, j’ai lu ce roman il y a fort longtemps, et je me souviens très bien avoir été perplexe à sa lecture … Je me suis donc dit qu’une deuxième lecture pouvait être intéressante, et encore plus en livre audio !

Ce roman décrit un monde alternatif dans lequel l’Allemagne nazie et l’Empire du Japon ont remporté la Seconde Guerre mondiale, et fait l’état des lieux dix ans après cette victoire. Le récit a pour cadre principal le territoire des États-Unis désormais occupé à l’est par les Allemands, et à l’ouest par les Japonais. L’histoire évoque notamment, par un effet de mise en abyme, l’ouvrage de Hawthorne Abendsen, un écrivain qui a imaginé les conséquences d’une victoire des Alliés pendant la guerre. Le titre choisi par Dick pour son roman fait référence à une « maison isolée, une véritable forteresse », où vivrait Abendsen (source : Wikipédia).

Que dire ? Comme à ma première lecture, j’ai été enthousiasmée par le principe même du texte car je suis fascinée par les uchronies. Cependant, comme à ma première lecture, je me suis demandée ce qui se passait vraiment … Je crois être passée à côté de l’histoire, étrange mixture entre trafic d’armes historiques, quête de l’écrivain et géopolitique japonico-nazie. Sans compter une fin brutale, qui nous laisse dans l’expectative, comme le reste du récit … Bref, un texte déstabilisant, qui m’a échappé.

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lion

  • De : Saroo Brierley
  • Lu par : Julien Allouf
  • Durée : 6 h et 22 min
  • Date : 2014

Premièrement publié sous le titre « Je voulais retrouver ma mère », ce roman a été republié suit à la sortie du film en 2016 sous le même titre que celui-ci : « Lion« .

A 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l’Inde qui l’emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l’immense ville de Calcutta. Après des mois d’errance, il est recueilli dans un orphelinat et adopté par un couple d’Australiens. 25 ans plus tard, Saroo est devenu un véritable Australien mais pense toujours à sa famille en Inde. Le texte est le récit de son aventure et surtout de son trajet du retour … 

Ce témoignage se dévore assurément, et s’écoute aussi vite ! Avec une écriture fluide et efficace, sans fioritures et sans pathos, Saroo Brierley nous fait découvrir son histoire extraordinaire. Si le film était magnifique (je me souviens avoir pleuré …), le texte est aussi très fort quand s’y superposent les images. Et pour mon plus grand plaisir, il va plus loin que le film : là où celui-ci s’arrête aux retrouvailles, Saroo les décortique, montre comment il réapprend à connaître sa famille, comment il essaie de comprendre quel train il a pu prendre et reconstitue son voyage, y compris dans les sombres ruelles de Calcutta où il aurait pu mourir. Un beau texte. 

saroo