Paris, fin du 19e siècle. Les automobiles sillonnent les rues, les réverbères éclairent des rues élargies par Haussmann, et les gargouilles discutent entre elles pendant qu’un chat volant les survolent pour rejoindre une fée maléfique. Pardon ? Eh oui, vous n’avez pas rêvé, j’ai bien parlé de fées, de gargouilles, et bientôt je vous parlerai de magiciens, de dragons et d’un certain Nautilus … Vous doutez ? Alors prenez le métro et suivez moi dans les méandres de l’Outremonde !

Pierre Pevel nous propulse dans un monde incroyable où les hommes et les créatures magiques coexistent, plus ou moins pacifiquement. A la suite de Griffont et d’Isabel de Saint-Gil, nous enquêtons sur des disparitions mystérieuses, des phénomènes étranges, des mages noirs et des crapules en tout genre. Le premier tome est diablement efficace pour planter le décor et on se régale à redécouvrir un Paris mystérieux, qui fait rêver, même s’il n’est pas exempt de dangers, bien au contraire. On peut regretter seulement quelques dénouements un peu simplistes, en particulier pour ce premier tome. Mais dès le deuxième, la magie opère et on cède aux enchantements de Pierre Pevel, qui excelle particulièrement dans la création de ses personnages, hauts en couleur, attachants (même si parfois très agaçants), mais incroyablement vivants. Un gros coup de cœur pour Azincourt, le chat-volant à l’accent british, à l’humour et au flegme très félin.

Au final, même si ce n’est pas un coup de cœur, j’ai passé un moment très agréable, drôle et frais, qui donne un bon exemple ce que la fantasy française peut produire. Je le relirai à coup sûr !

NB1 : la magnifique édition intégrale qui vient d’être publiée et qui donne l’impression de dévorer un grimoire … 🙂

NB2 : à découvrir également en livre audio, comme ce fut mon cas pour le tome 1 (exclusivité Audible), lu par Maud Rudigoz !