Après ma dernière lecture de Pierre Raufast, Habemus Piratam, cela m’a donné envie de découvrir un de ses textes plus anciens, que j’avais raté à l’époque. Quand j’ai vu qu’en plus il parlait vraiment de baleines et de jeunes idéalistes, je n’ai plus hésité !

Je me suis donc retrouvée à suivre les traces de Richeville : fraîchement diplômé, ce jeune homme timide et idéaliste embarque avec une équipe scientifique, sur un bateau au nord de l’Alaska. Leur objectif ? retrouver la fameuse « baleine 52 », qui chante à une fréquence unique au monde. Mais l’équipage affrété par le sinistre Samaritano Institute a d’autres desseins qu’étudier cette bête atypique. Au menu : l’inquiétant Dr Alvarez, un hacker moscovite, une start-up californienne, une jolie libraire et des cétacés solitaires, mutants ou électroniques qui entraînent Richeville dans un tourbillon d’aventures extraordinaires, dont Pierre Raufast est si friand et qu’il est si habile à raconter sous forme d’histoires gigognes !

A bord de ce bateau, j’ai découvert le monde impitoyable de scientifiques sans vergogne, la beauté de la nature face à la barbarie des hommes, et j’ai pris la défense de cette pauvre baleine qui n’a rien demandé à personne, victime d’une science loin de toute éthique; tout comme Richeville, embarqué en qualité de « caution honnête » dans cette aventure, et qui le regrettera …

Pour autant, je n’ai pas été complètement convaincue par ce roman, au contraire de tous les autres : la fin brutale m’a désarçonnée et je n’ai pas réussi à suivre l’auteur dans les tours et les détours qu’il emprunte. Et puis au final Richeville m’était trop antipathique, trop mou, trop naïf et j’ai eu envie de le secouer tout le long …
Cependant, comme d’habitude j’ai pu apprécier la beauté de la plume de Pierre Raufast, son humour et sa maîtrise parfaite de la narration. En tout cas je ne peux que vous conseiller les autres, en particulier La Fractale des raviolis et Habemus Piratam, qui sont mes préférés.