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Le Blog des Livres qui Rêvent …

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Missbouquinaix

Le Paris des curieux / Michel Dansel (2018)

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Attention, COUP DE CŒUR ! Ce bel ouvrage est arrivé dans ma boîte aux lettres, et ce fut une magnifique surprise. Après quelques mois à me décider à l’ouvrir, je n’ai pas pu m’arrêter une fois commencé ! Manque de bol, je quitte Paris dans peu de temps et je n’aurais pas le temps de revisiter cette ville, avec ce livre sous le bras !

En effet, alors que je suis passionnée par l’Histoire, je me suis rendue compte qu’après 8 ans de vie parisienne, je connaissais très peu l’histoire de la capitale. Michel Dansel se fait un plaisir de nous faire découvrir les trésors cachés de cette ville magnifique, dont on ne retient souvent aujourd’hui que quelques bâtiments emblématiques. Lire la suite

Biomimétisme : il y a du génie dans la nature ! / J.P. Camborde (2018)

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En cette période de cadeaux de Noël, voici une idée pour un beau livre à offrir !

Publié par les éditions Quae, très orientées nature et animaux, Biomimétisme : il y a du génie dans la nature reprend le contenu des films « Nature = Futur ! », une série documentaire réalisée en collaboration avec Universcience, le CNRS, l’INSERM et bien d’autres grosses pointures scientifiques ! Dans le livre, Jean-Philippe Camborde reprend 30 des exemples présentés, illustrés par de splendides photos et chacune accompagnée d’un petit texte très clair.  Lire la suite

De quelques essais lus récemment : Zweig, Detambel et A. Bonet

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La fin de l’année approchant, je me suis fixée comme  objectif de chroniquer tous les livres qui trainaient depuis un moment sur mon bureau … Pour la plupart je les ai mis de côté car j’avais vraiment envie d’en parler ici. Certains se sont fait finalement expulsés de la pile car le temps passant je n’avais plus le même regard dessus. D’autres sont restés. Les trois essais ci-dessous en font partie ! Très différents mais très intéressants, je ne pouvais pas ne pas vous les présenter !

Le monde d’hiver / Stefan Zweig (1941)

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Cet essai de Stefan Zweig m’a donné du fil à retordre ! il errait depuis des années dans ma bibliothèque sans que j’arrive à me décider à le lire … Et puis avec mes bonnes résolutions de 2018, j’ai décidé de le lire petit bout par petit bout, quelques pages chaque jour. Et très vite je me suis laissée emporter par la plume d’un de mes écrivains préférés !

Rédigé en 1941 alors que l’écrivain s’est réfugié au Brésil, Le Monde d’hier se veut la mise en relief de la rupture survenant dans l’histoire européenne. Zweig se fait le chantre d’un monde disparu, dont il est profondément nostalgique et qui a été détruit par le bruit de bottes sur les pavés allemands, italiens, espagnols … Il évoque avec bonheur sa vie d’avant 1914, la soif de savoir des jeunes, ses rencontres avec ceux qui ont marqué sa vie, Rilke, Romain Rolland, Valéry ou Freud. Il décrit le « suicide de l’Europe » qui le poussera lui-même au suicide, peu de temps après …

Testament intellectuel incroyable, le texte se lit comme un roman et nous fait vivre dans la même anxiété que lui, la fin d’un monde …

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Les livres prennent soin de nous / Régine Detambel (2015)

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« Par le rythme et la musicalité de leurs phrases, l’ordre de leur syntaxe, le toucher sensuel de leur papier, les livres nous soignent et nous apaisent. Au fil de l’enveloppant mouvement de l’écriture et de la lecture se dispense en effet un sens toujours renouvelé capable de nous arracher à nous-mêmes et à nos souffrances. Tandis que fleurissent les salons de “développement personnel” et les premières thèses de médecine sur le pouvoir des livres, Régine Detambel, écrivain et kinésithérapeute de formation, se donne ici pour tâche de montrer que la littérature en tant que “remède” doit se défier tout autant du pouvoir médical que des lieux communs du bien-être de masse. « 

La quatrième de couverture de cet ouvrage dit beaucoup : la bibliothérapie est à la mode. Pourtant je n’ai pas vu dans ce texte un énième ouvrage de développement personnel destiné à montrer seulement les bienfaits de la littérature, mais des exemples concrets qui remontent aux sources mêmes de cet art. De tout temps la littérature a servi à guérir, que ce soit en écrivant ou en lisant. Régine Detambel explique l’historique de cette prise de conscience tout en analysant les pratiques actuelles. Si je n’ai pas toujours été d’accord avec elle, en particulier sur sa critique de la lecture sur écran ou sur liseuse, j’y ai des exemples inspirant et nombre d’anecdotes intéressantes sur les écrivains.

Un texte incontournable donc pour tous les amoureux de la littérature ! 

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Les insurgés de la pauvreté / André Bonet et Michel Bolasell (2016)

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Enfin, je termine par un essai que j’ai reçu en service de presse il y a longtemps maintenant .. mais mieux vaut tard que jamais ! Par ailleurs je ne regrette pas de l’avoir lu car j’y ai appris beaucoup de choses.

Cet ouvrage est divisé en une trentaine de courts chapitres, mini-biographies de figures importants de l’humanité, qui ont œuvré contre la pauvreté grandissante, quelle que soit l’époque : François d’Assise côtoie Muhammad Yunus, Bill Gates ou Coluche, créant ainsi une chaîne de fraternité à travers les siècles. Hommes et femmes, croyants ou incroyants, connus ou méconnus, issus de différents milieux et des cinq continents : on ne peut que gagner à mieux les connaître, car ils furent des modèles par leurs vies et leurs actions. Un seul regret : la prédominance des religieux dans cette liste, qui laisse parfois penser qu’eux seuls ont œuvré dans ce domaine …

Un ouvrage en tout cas passionnant, à lire et à relire ! 

Lectures audio : P.K. Dick, E. Brontë et S. Brierley

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Je ne vous parle pas assez de livres audio en ce moment, alors que pourtant ils m’accompagnent partout : en randonnée, à vélo, en cuisinant, en faisant du sport … Voilà donc la lacune rattrapée avec les trois derniers que j’ai eu le plaisir d’écouter !

Trois romans extrêmement différents, trois époques et trois styles ! Lire la suite

Quelques bonnes lectures récentes : Brontë, Yoshikawa et Coe

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De temps en temps, j’essaie de rattraper mon retard de chroniques parce que je tiens vraiment à vous parler de mes dernières lectures. Voici donc trois d’entre elles qui n’ont pour point commun que mon opinion positive dessus ! 🙂 Deux classiques, un japonais et un anglais, et un contemporain d’un auteur que j’ai découvert il y a peu mais que j’ai beaucoup aimé, Jonathan Coe. Lire la suite

Les Utopiales de Nantes 2018

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Le 1er et 2 novembre, j’ai eu la chance de pouvoir me rendre au festival des Utopiales à Nantes, deux jours de science-fiction, livres et films, hautement instructifs ! Cette année, la thématique était celle du corps. Un des sujets centraux fut donc bien entendu le transhumanisme. Cependant, le hasard des conférences a fait que je n’ai pu à assister à celles-ci ! Mais j’en ai vu plusieurs autres, dont je vais vous parler ! 🙂

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Catherine de Médicis / Henri Pigaillem (2018)

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Depuis 500 ans, la renommée de Catherine de Médicis (1519-1589) est livrée aux jugements les plus opposés. Dénoncée par les uns, exaltée par les autres, son nom est entaché de la violence des massacres de la Saint-Barthélemy. Sa réputation masque pourtant une personnalité complexe. Femme de réflexion et d’action, d’une indomptable énergie, soucieuse de préserver la grandeur de la monarchie, elle s’est engagée dans une politique intraitable en intervenant sans relâche auprès de ses fils, au nom desquels elle a régné pendant près de trente ans.

Catherine de Médicis était certainement une diplomate de génie. En digne petite-fille de Laurent le Magnifique elle se manifesta aussi très tôt mécène, la bâtisseuse, collectionneuse d’objets d’art rares et précieux, s’entourant des plus grands artistes romains ou toscans. Lire la suite

3 romans écologiques pour le prix d’un : J.C. Rufin, G. Nygardshaug et C. Brunel

La guérilla des animaux de Camille Brunel, Le Zoo de Mengele de Gert Nygardshaug, Le parfum d’Adam de Jean-Christophe Rufin : ayant lu ces trois romans dans un temps très rapproché, je me suis dit que c’était l’occasion d’en fait un article commun ! En effet, ils ont pour thématique l’écologie et l’environnement, même si les auteurs ont choisi trois angles différents pour aborder ces sujets. Néanmoins leurs démarches sont proches, vous allez comprendre pourquoi.

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« Lorsque les chauves-souris commencèrent à tomber du ciel australien, quelque chose changea chez ceux qui en furent témoins. On avait eu moins de mal, au fil des siècles, à convaincre les gens de l’existence d’une entité supérieure toute-puissante que de l’intelligence des abeilles, des daims, des opossums et des oies sauvages. Ce jour-là on se mit à douter. Dieu existait peut-être un peu moins que les animaux eux-mêmes. »

Paru pour la rentrée littéraire 2018, La guérilla des animaux est un roman qui prend aux tripes : Isaac est un jeune homme plein de colère, en particulier pour les braconniers ou les chasseurs qui détruisent sciemment la nature et parfois des espèces protégées. Les premières pages du roman nous conduisent dans la jungle indienne, alors qu’Isaac abat des chasseurs venant de tuer une tigresse sur le point d’accoucher. D’un point à l’autre du globe nous le suivons dans sa démence vengeresse, pourtant argumentée et froidement calculée. Il décrit l’échec d’Isaac qui symbolise l’échec de l’animal : rendu fou furieux par ces massacres, l’homme décide d’en finir une bonne fois pour toutes avec toute vie animale … C’est un premier roman prometteur mais qui, pour moi ne va pas assez loin : le problème ne vient pas de quelques braconniers mais de bien plus haut, en particulier des Etats qui laissent faire et de l’ONU impuissante à protéger la planète.

En cela, le roman de l’auteur norvégien, premier tome d’une trilogie aux formes de thriller écologique, creuse la question plus en profondeur.

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Mino a 6 ans quand son village et sa famille sont massacrés par des soldats sans scrupules qui veulent faire place nette pour un nouveau puits de pétrole dans la jungle amazonienne. Après bien des déboires, le jeune homme monte un plan de grande ampleur pour s’attaquer aux industriels qui détruisent la planète, par des barrages, la destruction de forêts, ou tout autre projet qui implique le massacre ou le déplacement de populations ou d’animaux. Le plan est parfait et l’auteur décrit avec efficacité la panique qui se répand dans les milieux industriels, tandis que la conscience populaire commence à bouger … Remarquablement documenté (publié en 89, tout est encore d’actualité), le roman est aussi très bien écrit, en particulier pour ses descriptions magnifiques de cette nature si belle qui est détruite davantage à chaque minute qui passe.

« Ils n’emploieraient ni armes à feu ni explosifs.Beaucoup avant eux avaient essayé de changer le monde en employant ce genre de moyens, et ils avaient échoué.Pour parvenir à des changements aussi radicaux, les humains devaient,comme toute autre créature sur cette planète, faire preuve d’humilité. Une simple bourrasque d’automne ne suffisait-elle pas à faire tomber toutes les feuilles jaunies d’un arbre ? Et une petite goutte d’eau, en gelant dans une fissure de roche, ne finissait-elle pas par faire éclater toute une montagne ? »

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Pologne, printemps 2005. Juliette est une jeune militante écologiste, fragile et idéaliste. Elle participe à une opération commando pour libérer des animaux de laboratoire. Cette action apparemment innocente va l’entraîner au cœur d’un complot sans précédent qui, au nom de la planète, prend ni plus ni moins pour cible l’espèce humaine.

Voilà enfin une troisième réponse à la question de l’environnement : l’homme est l’espèce la plus polluante pour la planète, pourquoi ne pas en éradiquer sa partie la moins utile, c’est-à-dire les plus pauvres ? Sur fonds d’écologie radicale, J. C. Rufin va bien plus loin que les deux romans précédents en proposant un discours sortant du paradigme homme / animal. Un thriller brillant qui retourne nos idées reçues.

***

Pour conclure, ces trois romans sont la preuve, chacun à leur époque, que l’écologie est une question d’importance dans la littérature, qui répond ainsi à une de ses missions possibles : nous faire réfléchir, nous faire sortir de notre zone de confort, interroger notre relation à la planète, aux autres êtres qui y vivent et qui ont autant le droit que nous à la sécurité et au bonheur. Quand en plus, ce sont de très bons romans, remarquablement écrits et bien menés, peut-on demander davantage ? 

Dites aux loups que je suis chez moi / Carol Rifka Brunt (2012)

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June est une adolescente de 13 ans, pas tout à fait comme les autres : excentrique, passionnée par le Moyen-Age, elle n’a pas d’amis de son âge, à part sa soeur Greta dont elle s’éloigne peu à peu, et son oncle Finn, jeune et beau peintre qui lui fait découvrir des endroits merveilleux. Quand ce dernier meurt du sida, alors que cette maladie mystérieuse commence à faire des ravages dans l’Amérique de 1987, la jeune fille est ravagée : ce deuil va définitivement la faire passer à l’âge adulte, dans la douleur. D’autant que les secrets familiaux menacent de faire surface autour de cet oncle fantasque et de son « ami » dont personne ne parle …  Lire la suite

Habemus Piratam / Pierre Raufast (2018)

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Un jour, dans la vallée de Chantebrie, l’abbé Francis reçoit en confession un mystérieux pirate informatique qui s’accuse d’avoir enfreint les Dix Commandements. Dix grands faits dont ce pirate génial, dix grands chapitres qui nous entraînent dans la spirale hallucinante qu’affectionne particulièrement Pierre Raufast dans ses romans, et qui m’enchante !  Lire la suite

Le temps où nous chantions / Richard Powers (2002)

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En 1939, Delia Daley et David Strom se rencontrent à un concert de la grande chanteuse Marian Anderson. Elle est noire, lui est un Juif allemand fuyant le nazisme : ils tombent immédiatement amoureux, se découvrant en plus une passion pour la musique.

Une fois mariés, leur maison devient un sanctuaire loin de la violence du monde, où ils élèvent leurs trois enfants, aux talents musicaux exceptionnels : « L’oiseau et le poisson pouvaient tomber amoureux. Mais la construction du nid durerait éternellement.  » Élevés en dehors de la réalité, leurs enfants auront du mal à trouver leur place dans un monde où les Noirs sont des sous-citoyens et où les métis n’appartiennent ni à ce monde ni à celui des Blancs, ce qu’il fait qu’ils devront travailler deux fois plus durement que les autres … Ruth, Jonah et Joey (le narrateur) vont devoir se battre pour faire de leur vie ce qu’ils veulent, au milieu d’un XXe siècle traversé par le racisme et la guerre civile.  Lire la suite

Le petit Larousse de la Culture générale / F. Reynaert et V. Brocvielle (2018)

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Autant l’avouer de suite : je n’ai pas lu ce livre en entier avant de faire cette chronique car j’avais peur sinon de l’écrire dans un an au vu de l’épaisseur de la bête !  Lire la suite

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