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Le Blog des Livres qui Rêvent …

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Du livre au film !

Gemma Bovery / Posy Simmons (1997)

gemma livre

Gemma Bovery est une jeune Anglaise qui s’installe au fin fond de la Normandie avec son mari, Charles. Les deux Anglais découvrent avec délices le charme de la culture française : bon vin, pain, douceur de vivre. Et puis très vite aussi la pluie, la vie morne d’un village normand. Lire la suite

Hunger Games, la trilogie / Suzanna Collins (2008-2013)

hunger games

Par un hasard de lecture il y a quelques mois j’ai entrouvert le tome 1 d’Hunger Games. Je ne l’ai recraché qu’une fois terminé, mais je n’ai pas ressenti le besoin d’ouvrir la suite immédiatement. C’est chose faite depuis la semaine dernière où j’ai englouti les deux autres tomes, clôturant ainsi la trilogie et pouvant ainsi donner mon avis sur ce best-seller !C’est fou comme on a beau chercher à sortir des sentiers battus, on finit toujours pas revenir aux autoroutes. Mais ce qui est bien, c’est que ces autoroutes peuvent parfois être surprenantes !

J’ai effectivement ouvert ce roman avec un certain nombre d’a priori : chick-lit, dystopie rebattue, roman pour adolescent(e)s, best-seller international. Il n’en faut pas plus pour déclencher les signaux d’alarme dans mon esprit. Et pourtant je n’aime pas rester sur des préjugés et la plupart du temps j’essaye de les combattre en m’attaquant à ce genre d’ouvrages … Il faut connaître pour critique ! Dans ce cas-ci, ça n’a pas très bien fonctionné car au final, j’ai été plutôt séduite. Lire la suite

Syngué Sabour Pierre de Patience

syngué

 

Du film au livre … et du livre au film !

Ici c’est l’occasion qui s’est présentée, lorsqu’on m’a proposé des places pour aller voir le film Syngué Sabour, Pierre de patience, adapté par Atiq Rahimi lui-même à partir de son propre roman, avec l’aide de Jean-Claude Carrière.

J’avais lu le roman il y a quelques années déjà, et pourtant je m’en souvenais parfaitement. Ce n’est pas un roman où l’action est trépidante. En fait il ne s’agit que de paroles. Lire la suite

Jane Eyre / Charlotte Brontë : du livre (1847) au film (2012)

Très récemment, je me suis dépêchée de me rendre dans les salles obscures pour redécouvrir le classique Jane Eyre, dans une nouvelle version de la BBC. Bien que j’avais déjà pu apprécier les quatre épisodes adaptés il y a quelques années, j’ai trouvé que ce film était une grande réussite. Cette adaptation a éveillé en moi la volonté de relire ce chef d’oeuvre, découvert dans ma tendre jeunesse. Mais pour corser un peu le tout, j’ai décidé de m’attaquer à la “VO” de ce roman écrit par Charlotte Brontë au milieu du XIXe siècle. Ce dernier hantait ma PAL depuis un moment, et j’étais heureuse pour une fois de relire un roman, ce qui m’arrive très rarement. Lire la suite

La Vague / Todd Strasser (1981)

« C’est arrivé une fois et le monde entier a retenu la leçon. Ça n’arrivera plus. »

Ce que va prouver Ben Ross, professeur d’histoire dans un petit lycée américain, c’est justement que l’Histoire se répète et que nul n’en est à l’abri.

A partir d’un cours sur la Seconde Guerre mondiale, ce professeur va tenter une expérience dangereuse : instaurer une discipline, un sentiment communautaire entre les élèves de sa classe pour leur montrer que les dérives nazies n’étaient pas le fait du hasard; et que les jeunesses fascistes n’étaient pas l’œuvre de quelques fous, mais bien de jeunes comme eux, qui ont été manipulés. Lire la suite

Les aventures de Pinocchio / Carlo Collodi (1881)

Au départ était une bûche. Une bûche malicieuse. Donnée par un bûcheron à l’artisan Gepetto, ce dernier décide d’en faire un pantin de bois. Mais bientôt sa créature lui échappe et se révèle être un mauvais garnement sans respect pour personne, pas même pour son père / créateur. Très vite il décide (et il le répétera régulièrement) qu’il n’est « pas né pour travailler. »

Nous suivons alors les traces des méfaits et bêtises de Pinocchio, régulièrement puni de sa sottise, malgré de bonnes intentions parfois. On le voit suivre tous ses mauvais penchants et s’embarquer dans des aventures étranges (un peu lassantes au bout du compte). Transformé en âne puis croqué par un requin, il perd la confiance de ceux qu’il aime, comme la fée ou Gepetto : « les enfants paresseux qui, prenant en grippe les livres, l’école et les maîtres, passent leurs journées à ne rien faire, à jouer et à s’amuser, finissent tôt ou tard par se transformer en petits ânes ». La morale est en effet un peu lourde parfois …

Au final, si Pinocchio est l’archétype de l’enfant désobéissant et paresseux, sans éducation, on découvre petit à petit qu’il a tout de même un bon fond, et peut même se montrer très courageux parfois. 

Ce Pinochhio de Collodi est le type même du livre jeunesse du 19e siècle. Ecrit non pas pour divertir, mais surtout pour instruire : « Malheur à ces enfants qui se rebellent contre leurs parents et qui par caprice, abandonnent la maison paternelle ». J’ai peu d’affinités pour ce genre d’ouvrage mais il était cependant intéressant de découvrir cette histoire, désormais un classique grâce au chef d’oeuvre de Walt Disney. Chef d’oeuvre dont je vais vous parler dès à présent, en regard de ma lecture.

Après avoir donc revisionné l’adaptation de Walt Disney, quelques mots supplémentaires : le film est plus soft, Pinocchio nous est plus sympathique. S’il reste aussi désobéissant, les punitions sont moins sévères (il n’a que des oreilles d’âne alors que dans le film il se transforme en entier). Disney a rajouté une touche plus poétique avec les chansons, et plus drôle avec le personnage de Jiminy Crickett, qui apparaît très peu dans le roman.

Globalement, Disney en a fait un film de notre temps, alors que l’ouvrage de Collodi est très marqué 19e siècle. 

***

Du livre au film : 84 Charing Cross Road – Helene Hanff

Grâce à ma pote George, j’ai pu visionner hier l’adaptation cinématographique de ce petit récit épistolaire découvert l’année dernière, et qui avait été un coup de cœur :

84 Charing Cross Road, par Helene Hanff

Le livre

Série de lettres échangées entre une écrivain américaine excentrique très exigeante en matière de livres, et un libraire londonien de l’établissement Marks and Co, spécialisé dans les livres rares et anciens. Leur correspondance a duré plus de 20 ans, avant de s’arrêter à la mort de Frank Doël, le libraire. C’est un best-seller mondial.

Le film

Réalisé en 1987 par David Hugh Jones, les rôles sont incarnés par Anthony Hopkins (Frank Doël) et Anne Bancroft (Helene Hanff). En plus du récit original, le scénariste a également utilisé des éléments de la suite de ce livre, La Duchesse de Bloomsbury Street dans laquelle Helene Hanff raconte son voyage à Londres, pour la première fois de sa vie.

Ce que j’en ai pensé

J’avais adoré ce roman épistolaire, grâce à l’humour d’Helene Hanff qui s’oppose au calme et à l’attitude très professionnelle, très british de Frank. C’est aussi une plongée dans un univers livresque que je ne connais pas, puisque Helene a le chic pour demander des ouvrages très confidentiels, des versions très précises.

Au-delà de leurs discussions autour des livres, se dessine également la situation de l’Angleterre au sortir de la guerre : Helene se rend compte que les Anglais sont fortement rationnés, surtout en ce qui concerne la viande, et s’en donnera à cœur joie en envoyant régulièrement des paquets de nourriture à la librairie.

Le film rend très bien toute cette atmosphère, à travers la réminiscence d’Helene au moment de son voyage à Londres et  de la découverte de cette librairie, désormais abandonnée. Petit à petit, leur relation est reconstruite, des premières lettres professionnelles jusqu’à une technique intéressante de deux personnages s’adressant directement à la caméra, comme s’ils étaient face à face, ce qui souligne la proximité de ces deux êtres au soir de leur correspondance.

Le jeu des acteurs est très bon, parfaits chacun à leur manière et incarnant leur personnage avec une grande justesse. Décidément, j’ai trouvé qu’Hopkins, comme dans Les Vestiges du Jour, est vraiment le type même de l’Anglais british tel qu’on l’imagine dans les années 50, plein de flegme, de retenue et d’humour.

Il me semble pourtant que pour réellement apprécié ce film, il faut avoir découvert le livre auparavant et se laisser entraîner dans la prose d’Helene. L’adaptation est très lente, très posée, nous laissant découvrir le quotidien des deux personnages, par petites touches, et par extension, leurs deux pays. Il complète donc tout de même très bien le roman.

Un seul conseil pour finir : A lire et éventuellement, à voir !

Je suis une légende (1954) / Richard Matheson

De quoi rêve ce livre ?

Neville est le dernier homme sur une Terre contaminée par une épidémie transformant ses habitants en vampire. Il retranscrit le climat d’horreur dans lequel il vit, principalement la nuit quand il est barricadé et que les vampires tentent de le faire sortir de chez lui. Mais bientôt, il s’agit seulement de survivre, au jour le jour.

« Robert Neville. Le dernier représentant de la vieille race. »

Ce que j’en ai pensé de ce livre rêveur

C’est un roman qui se lit très facilement et très rapidement. On entre rapidement dans l’action à travers le récit à la première personne de Neville, un grand blond qui se superpose bizarrement à l’image de Will Smith (cf. le film homonyme très librement inspiré). Celui-ci vit une journée « normale » dans sa lutte contre les vampires alors qu’il est le dernier homme sur Terre. Quand il ne se barricade pas davantage dans sa maison, bastion presque imprenable, il se déplace dans la ville à la recherche de vampires assommés par la lumière du jour et dont il se débarrasse facilement. Mais petit à petit il s’interroge sur les outils qu’il utilise : pourquoi l’ail et le pieu fonctionnent-ils ? Il tente de rendre sa guerre plus scientifique, plus systématique, dans l’espoir secret de trouver un antidote. Lire la suite

Du livre au film … du film au livre …

Récemment, en rédigeant un article , j’ai pensé que j’évoquais souvent les films qui ont été tirés de livres dont je parle. En effet, la littérature est la plus grande source d’inspiration pour les cinéastes (cf. Babelio)

Ces adaptations sont l’occasion de se replonger dans des œuvres lues, par des images; ou encore de découvrir de nouvelles œuvres. Le cinéma peut apporter beaucoup à la littérature, mais ce n’est pas toujours le cas, et il est intéressant de se pencher sur leur rapport parfois orageux.

J’ai donc décidé d’inaugurer une nouvelle rubrique sur mon blog :

Pour exemple, j’ai déjà parlé de :

A l’occasion, je vous parlerai donc des adaptations cinématographiques que je regarde, et si ce n’est pas déjà fait, je lirai le livre dans la foulée (ou le contraire !).

Prochainement, je vous parlerai donc :

Les Joueurs de Gogol (téléfilm français réalisé par Marcel Bluwal en 1960)

Never Let Me Go de Ishiguro (adapté par Mark Romanek en 2010)

Exodus de Leon Uris (adapté par Otto Preminger en 1960)

Et bien d’autres ! 🙂

(Je sais que l’idée n’est pas nouvelle sur la blogosphère, notamment avec le challenge de Will, de Kabaret Culturel. D’ailleurs, comme lui, je voulais lier mes deux passions, littérature et cinéma. Mais ici il s’agit simplement de mettre l’accent sur ces lectures et sur ces films, pas question de challenge … )

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