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Le Blog des Livres qui Rêvent …

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Europe de l’Est

Le retour du hooligan / Norman Manea (2006)

hooligan

A cinq ans, Norman Manea est déporté. Il reviendra 4 ans plus tard, marqué à vie, dans sa patrie devenue communiste. « L’horreur n’avait pas remplacé l’ancienne. Elle s’y était ajoutée : elles allaient main dans la main. » Quelques décennies après, en 1986, il décide d’émigrer pour échappe à l’étiquette de « hooligan » qui lui colle la peau, c’est-à-dire le marginal, le non-aligné, l’exclu. Car il ne se laisse pas faire face à la violence idéologique qu’est le communisme, et ne se prive pas de le dire. Vingt ans plus tard, il a l’opportunité de rentrer au pays, dans une Roumanie débarrassée du communisme mais non pas de ses stigmates. C’est ce voyage de retour, truffé de flash-backs, qui est raconté ici. Lire la suite

La Soeur / Sandor Marai (1946)

marai

Auteur découvert l’année dernière avec Les Braises, que j’ai pu comparer avec des œuvres de Stefan Zweig par la puissance des descriptions et de l’analyse psychologique, Sandor Marai est un écrivain hongrois de plus en plus reconnu dans le monde. Quatre ans après ce chef d’œuvre, il s’attaque à un autre type de relations humaines. Ce texte sera le dernier publié en Hongrie. Lire la suite

Les Vaches de Staline par Sofi Oksanen (2003)

vaches staline

Les « vaches de Staline », c’est ainsi que les Estoniens déportés en Sibérie désignèrent les maigres chèvres qu’ils trouvèrent là-bas, dans une sorte de pied de nez adressé à la propagande soviétique qui affirmait que ce régime produisait des vaches exceptionnelles.

Mais Les Vaches de Staline c’est surtout l’histoire de deux femmes, une mère et sa fille, qui voyagent entre Estonie et Finlande entre les années 1970 et 2000. La mère, estonienne, se marie avec un Finlandais et part avec lui. Or, à cette époque, l’Estonie est au cœur du communisme soviétique, et la Finlande est considérée comme le pays développé le plus proche, le pays de cocagne, qui laisse la porte ouverte à tous les trafics entre les deux pays – sous le manteau bien sûr. Lire la suite

Les braises / Sandor Marai (1942)

Trouvé par hasard à la célèbre Griffe noire, qui encensait cet auteur méconnu d’Europe de l’Est, interdit en Hongrie jusqu’en 1990, j’ai savouré ce petit bijou romanesque, qui par certains côtés m’a rappelé les courts romans de Stefan Zweig, que j’aime beaucoup.

L’intrigue est simple : seul dans son château, un général vieillit, attendant. « On se prépare parfois, la vie durant, à quelque chose. On commence par être blessé et on veut se venger. Puis on attend. Le général attendait depuis fort longtemps et ne savait même plus à quel moment l’offense et le désir de vengeance s’étaient transformés en attente. » Lire la suite

Le pingouin / Andreï Kourkov (1996)

« Je n’ai pas de chance avec les femmes. J’en ai eu marre, j’ai pris un pingouin et je me suis tout de suite senti mieux. »

Dans l’Ukraine appauvrie post-URSS, le zoo n’a plus les moyens de nourrir tous ses animaux. Victor Zolotarev se porte volontaire pour adopter un pingouin, qu’il nomme Micha. Ce dernier vit désormais dans son appartement mais traîne sa dépression entre la baignoire glacée et le frigidaire : « Mais Micha a apporté sa propre solitude, et désormais, les deux ne font que se compléter, créant une situation de dépendance réciproque plus que d’amitié ».

Quant à Victor, sans emploi, il se voit bientôt offrir un travail : écrire des nécrologies de personnes encore en vie. Mais un beau jour, ces personnes se mettent à mourir, de plus en plus vite … Le pingouin neurasthénique de Victor représente sa solitude, un peu à la manière du python dans Gros-Câlin de Romain Gary, et son incapacité à nouer des liens durables.  Lire la suite

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