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Le Blog des Livres qui Rêvent …

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Littérature allemande

Des essais en livre audio pour (re)-découvrir les plantes et les animaux !

Cela fait un moment que j’ai terminé ces livres audio sur des sujets qui me passionnent, il est donc temps que je vous en parle un peu plus !

Les plantes sont-elles intelligentes ? Oui, et bien plus que nous ne pourrions l’imaginer, nous répond Stefano Mancuso. Savant de renommée mondiale, fondateur de la neurobiologie végétale, il est le premier à avoir démontré que, comme tous les êtres vivants, les plantes discernent formes et couleurs, mémorisent des données, communiquent. Elles ont une personnalité et développent une forme de vie sociale basée sur l’entraide et l’échange. 

Lu par Raphaël Mathon, L’intelligence des plantes est, d’après moi, plus accessible que La vie secrète des arbres de Peter Wolheben, qui m’a perdu par des détails trop scientifiques … Dans tous les cas, ces deux textes ont révolutionné ma manière de voir la vie végétale et fait réfléchir sur ce qui fait la spécificité de l’espèce humaine.

Les animaux ressentent-ils de l’injustice, de la compassion, du regret ou de la honte ? Peuvent-ils compter ou faire des projets ? Que signifie pour eux être apprivoisés ou domestiqués ? Que sait-on de leur sommeil, de la manière dont ils vieillissent ou de leur façon d’apprendre ?

Pour répondre à ces questions, le forestier, qui a déjà publié La vie secrète des arbres, puise dans les dernières découvertes scientifiques ainsi que dans son expérience personnelle. Car si notre rapport aux arbres est plus complexe, notre rapport aux animaux est plus simple car nous les côtoyons tous les jours. Difficile de douter de leur intelligence et de leurs émotions quand on vit avec un chien, un chat, un cheval … Mais saviez-vous que les porcs sont capables de jouer à des jeux vidéo ? que les corbeaux sont fidèles jusqu’à la mort à leurs compagnons ? Non ? Eh bien il nous reste plus qu’à lire ce passionnant ouvrage qui nous plonge dans le fonctionnement même de la vie animale … et pourquoi pas en livre audio, sublimé par la lecture de Thibault de Montalembert ? 🙂

De quelques essais lus récemment : Zweig, Detambel et A. Bonet

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La fin de l’année approchant, je me suis fixée comme  objectif de chroniquer tous les livres qui trainaient depuis un moment sur mon bureau … Pour la plupart je les ai mis de côté car j’avais vraiment envie d’en parler ici. Certains se sont fait finalement expulsés de la pile car le temps passant je n’avais plus le même regard dessus. D’autres sont restés. Les trois essais ci-dessous en font partie ! Très différents mais très intéressants, je ne pouvais pas ne pas vous les présenter !

Le monde d’hiver / Stefan Zweig (1941)

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Cet essai de Stefan Zweig m’a donné du fil à retordre ! il errait depuis des années dans ma bibliothèque sans que j’arrive à me décider à le lire … Et puis avec mes bonnes résolutions de 2018, j’ai décidé de le lire petit bout par petit bout, quelques pages chaque jour. Et très vite je me suis laissée emporter par la plume d’un de mes écrivains préférés !

Rédigé en 1941 alors que l’écrivain s’est réfugié au Brésil, Le Monde d’hier se veut la mise en relief de la rupture survenant dans l’histoire européenne. Zweig se fait le chantre d’un monde disparu, dont il est profondément nostalgique et qui a été détruit par le bruit de bottes sur les pavés allemands, italiens, espagnols … Il évoque avec bonheur sa vie d’avant 1914, la soif de savoir des jeunes, ses rencontres avec ceux qui ont marqué sa vie, Rilke, Romain Rolland, Valéry ou Freud. Il décrit le « suicide de l’Europe » qui le poussera lui-même au suicide, peu de temps après …

Testament intellectuel incroyable, le texte se lit comme un roman et nous fait vivre dans la même anxiété que lui, la fin d’un monde …

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Les livres prennent soin de nous / Régine Detambel (2015)

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« Par le rythme et la musicalité de leurs phrases, l’ordre de leur syntaxe, le toucher sensuel de leur papier, les livres nous soignent et nous apaisent. Au fil de l’enveloppant mouvement de l’écriture et de la lecture se dispense en effet un sens toujours renouvelé capable de nous arracher à nous-mêmes et à nos souffrances. Tandis que fleurissent les salons de “développement personnel” et les premières thèses de médecine sur le pouvoir des livres, Régine Detambel, écrivain et kinésithérapeute de formation, se donne ici pour tâche de montrer que la littérature en tant que “remède” doit se défier tout autant du pouvoir médical que des lieux communs du bien-être de masse. « 

La quatrième de couverture de cet ouvrage dit beaucoup : la bibliothérapie est à la mode. Pourtant je n’ai pas vu dans ce texte un énième ouvrage de développement personnel destiné à montrer seulement les bienfaits de la littérature, mais des exemples concrets qui remontent aux sources mêmes de cet art. De tout temps la littérature a servi à guérir, que ce soit en écrivant ou en lisant. Régine Detambel explique l’historique de cette prise de conscience tout en analysant les pratiques actuelles. Si je n’ai pas toujours été d’accord avec elle, en particulier sur sa critique de la lecture sur écran ou sur liseuse, j’y ai des exemples inspirant et nombre d’anecdotes intéressantes sur les écrivains.

Un texte incontournable donc pour tous les amoureux de la littérature ! 

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Les insurgés de la pauvreté / André Bonet et Michel Bolasell (2016)

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Enfin, je termine par un essai que j’ai reçu en service de presse il y a longtemps maintenant .. mais mieux vaut tard que jamais ! Par ailleurs je ne regrette pas de l’avoir lu car j’y ai appris beaucoup de choses.

Cet ouvrage est divisé en une trentaine de courts chapitres, mini-biographies de figures importants de l’humanité, qui ont œuvré contre la pauvreté grandissante, quelle que soit l’époque : François d’Assise côtoie Muhammad Yunus, Bill Gates ou Coluche, créant ainsi une chaîne de fraternité à travers les siècles. Hommes et femmes, croyants ou incroyants, connus ou méconnus, issus de différents milieux et des cinq continents : on ne peut que gagner à mieux les connaître, car ils furent des modèles par leurs vies et leurs actions. Un seul regret : la prédominance des religieux dans cette liste, qui laisse parfois penser qu’eux seuls ont œuvré dans ce domaine …

Un ouvrage en tout cas passionnant, à lire et à relire ! 

Les grandes vies / Stefan Zweig

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Après mon article sur la biographie de Balzac par Stefan Zweig, je souhaite évoquer quatre autres biographies que je viens de terminer, pour mon plus grand plaisir comme d’habitude !

Au fil de ces derniers mois, j’ai suivi avec enthousiasme les vies de Magellan, Marie-Antoinette, Marie-Stuart et Joseph Fouché. Passionnée par l’Histoire, je ne me lasse pas des biographies, et Stefan Zweig a réellement la plume que j’aime par-dessus tout pour me faire vivre à mon tour ces vies exceptionnelles, quoique souvent tragiques ! Il allie rigueur scientifique et beauté poétique pour retracer ces destins, dont je vais vous dire quelques mots. Lire la suite

Balzac / Stefan Zweig (1950)

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La biographie de Balzac par Zweig fut son dernier grand texte, publié après le suicide de l’écrivain en 1942 au Brésil. Elle l’occupa 10 ans durant, et l’on comprend pourquoi lorsqu’on voit la quantité de pages, mais aussi et surtout leur qualité. Comme pour les biographies de Marie-Antoinette et de Magellan, la magie Zweig a opéré ici encore : dès les premières pages j’ai été propulsée dans l’univers glauque, déprimant de la vie de Balzac, qui fut un roman à elle seule.  Lire la suite

Le sourire des femmes / Nicolas Barreau (2014)

poche sourire

Après un mois et demi d’apnée pour cause de concours (réussi !), j’ai eu le plaisir de prendre ce matin dans ma bibliothèque, par hasard, ce petit roman dont je ne connaissais pas l’auteur et dont je n’avais jamais entendu parler. Ce soir en rentrant, je me suis trouvée dans l’incapacité de le lâcher jusqu’à ce que j’ai tourné la dernière page … Véritable bouffée d’oxygène, je me suis laissée emporter par la puissance de la lecture, par la force de mon imagination et, le temps d’une journée, André et Aurélie ont été mes meilleurs amis. Lire la suite

Le Messager / Marcus Zusak (2014)

le messager

Après La Voleuse de livres (que je vous conseille à la fois de lire, puis de visionner le film), j’attendais avec impatience la sortie du nouveau roman de Marcus Zusak, voix littéraire australienne très intéressante. Avec Le Messager, Zusak a parfaitement répondu à mes attentes, produisant un texte original, bien mené et addictif. Mais surtout surprenant.

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Le loup des steppes / Herman Hesse (1927)

loup steppes

Après avoir découvert avec surprise et délice Siddharta, j’ai mis moins de temps à m’attaquer au Loup des steppes d’Herman Hesse, prix Nobel de Littérature en 1946. Publié en 1927, Le Loup des steppes a été interdit sous le régime nazi (à cause des idées de l’auteur …), mais il a malgré tout marqué son époque et reste une des œuvres essentielles de Herman Hesse. Lire la suite

La lettre oubliée / Nina George (2014)

lettre

Jean est un drôle de libraire : son commerce tient dans une péniche qu’il a baptisée « Pharmacie littéraire ». Car pour lui la littérature est là pour guérir, pour faire du bien, et il est devenu très doué pour estimer ce dont chacun a besoin de lire, à un certain moment de la vie. Mais malheureusement, ça ne marche pas pour lui, et il reste profondément blessé par le départ de la femme qu’il aimait, il y a vingt ans de cela. Partie sans un mot, partie en laissant simplement une lettre. Sous le coup de la colère, Jean a refusé d’ouvrir cette lettre. Et il l’a oubliée. Lire la suite

Train de nuit pour Lisbonne (2006) / Pascal Mercier #Bestofthebest4

L’auteur

De son vrai nom, Peter Bieri est né à Berne, et a occupé la chaire de philosophie des langues à l’Université de cette ville de 1993 à 2007. Mais le grand public le connaît surtout pour ses romans, dont 3 seulement ont été traduits en français (L’accordeur de pianos, Train de nuit et Léa).

Le livre

Raimund Gregorius, professeur passionné de grec et de latin, voit un jour sa vie basculer par l’apparition simultanée dans sa vie d’une mystérieuse inconnue portugaise et d’un livre portugais, écrit par un tout aussi mystérieux auteur. Du jour au lendemain, tous les fondements de sa vie sont remis en cause dans un enchaînement de petits séismes qui vont le conduire dans un Train de nuit pour LisbonneLire la suite

Les romans que je n’ai pas chroniqués en juillet …

Ce mois-ci, trois romans que j’ai lu assez rapidement mais je n’ai pas pris le temps de chroniquer.

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je vais bien adam

Ce roman est à l’origine du film homonyme de Philippe Lioret, que j’ai vu il y a plusieurs années et dont je me souviens encore à la perfection. J’ai profité de la présence d’Olivier Adam au Salon du Livre de poche de Saint-Maur, il y a quelques semaines, pour l’acquérir, m’attendant à une belle expérience. Du point de vue de l’histoire, pas de problème, le film en est la fidèle adaptation. Mais c’est bien le seul point … Dans le texte, je n’ai pas retrouvé le souffle du film, sa poésie, rythmée au son de la musique de Aaron, et je n’ai pas retrouvé mes larmes de jadis, à la fin de l’histoire.

Alors certes on peut arguer que le roman avait été un peu défloré par le film, puisque je connaissais déjà l’histoire. Néanmoins je suis aussi sensible à l’écriture qu’à cette dernière, et je peux dire que mes attentes sont loin d’avoir été comblées par ce style plat, hyper descriptif (jusqu’à la pomme gala – et non pas pink, c’est important – que mange le personnage à la page 12; et je ne vous parle pas des descriptions de ce qu’achètent les clients au Shopi où travaille l’héroïne) sur un texte court.

En bref, c’est la preuve que l’histoire n’est pas tout : ici elle est magnifique, mais a été bien mieux interprétée par les images que le texte.

On me souffle à l’oreillette que les autres textes d’Olivier Adam sont bien meilleurs … j’attends donc de voir, ou plutôt de lire. Je lui laisse encore une chance.

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salon émilie

Un autre texte qui m’a déçue : reçu en service presse, je devais rencontrer l’auteur dans la semaine. Je me suis donc dépêchée de lire, pour apprendre ensuite que la rencontre était reportée ultérieurement. Tant pis. Et tant mieux car il aurait été gênant de devoir discuter d’un tel texte avec son créateur.

Non pas qu’il soit absolument inintéressant : Emmanuelle de Boysson a très bien rendu l’ambiance de la Fronde et des salons des précieuses, au cœur desquelles Émilie la petite Bretonne se trouve évoluer, avant de pratiquement rejoindre leur rang par un mariage inattendu. Mais par certains côtés, j’ai eu l’impression qu’elle tachait d’imiter Jean Teulé (et mal en plus), par d’autres de grands historiens, et elle échoue … : l’équilibre n’est pas parfait entre fiction et Histoire, équilibre qui est certes l’écueil principal de tout roman historique.

Quant au personnage d’Emilie qui, comme le dit elle-même, veut seulement « entrer dans le jeu des salons » : l’auteur multiplie ainsi les références littéraires, et autres, mais sans aboutir à un style naturel, ce qui m’a rendu son héroïne complètement antipathique.

Rajoutons à cela un style pauvre, truffé de répétitions, de termes inadéquats ou de poncifs sur les hommes et femmes de ce siècle, et vous pouvez aisément concevoir mon énervement grandissant à la lecture de ce roman.

Enfin, je me suis tout de même efforcée de le terminer, pour m’en faire un avis. Mais la fin de l’histoire appelle évidemment une suite, en particulier parce qu’Emilie a égaré l’homme de sa vie et le père de son enfant – lui qui la faisait monter au septième ciel à chaque fois. Zut alors. En tout cas, je ne lirai certainement pas le second volume.

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contes franck

Je termine ces chroniques par des contes très mignons, que j’avais commandé après avoir dévoré le Journal d’Anne Franck. De petites histoires écrites par la jeune fille durant sa captivité. Des textes courts mais drôles, parfois graves, qui mettent en lumière ce qu’Anne Franck voulait trouver dans la littérature : de l’humour, une morale, etc.

Des textes qui sont à la portée des enfants, mais qui ont déjà une portée universelle et qui me fait d’autant plus regretter la disparition prématurée de ce jeune talent, dont j’aurais été curieuse de suivre la carrière littéraire …

Amok / Stefan Zweig (1922)

amok

Ce recueil de Stefan Zweig rassemble trois nouvelles qui ne sont pas regroupées dans un ensemble cohérent pour rien. Dans ces trois textes il est descendu « dans les caveaux, dans les cavernes profondes et dans les cloaques du cœur où s’agitent, en lançant des lueurs phosphorescentes, les bêtes dangereuses et véritables de la passion, s’accouplant et se déchirant dans l’ombre, sous toutes les formes de l’entremêlement le plus fantastique« . Bref, il a mis en scène la passion, sous trois de ses manifestations, de deux hommes et d’une femme, envers une tierce personne indifférente. Lire la suite

Siddhartha / Herman Hesse (1922)

siddhartha

 

Petit écart dans mes habitudes de lecture avec ce roman qui tend plus vers l’essai philosophique que vers la narration littéraire, écrit par le Prix Nobel de Littérature de 1946, Herman Hesse. Et pourtant, je n’ai pu être insensible à ce texte métaphorique, qui s’inspire de la vie de Siddhartha Gautama, dit le Bouddha, fondateur de ce courant millénaire, qui revient à la mode dans nos sociétés aujourd’hui … Lire la suite

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