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Le Blog des Livres qui Rêvent …

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Littérature allemande

Le sourire des femmes / Nicolas Barreau (2014)

poche sourire

Après un mois et demi d’apnée pour cause de concours (réussi !), j’ai eu le plaisir de prendre ce matin dans ma bibliothèque, par hasard, ce petit roman dont je ne connaissais pas l’auteur et dont je n’avais jamais entendu parler. Ce soir en rentrant, je me suis trouvée dans l’incapacité de le lâcher jusqu’à ce que j’ai tourné la dernière page … Véritable bouffée d’oxygène, je me suis laissée emporter par la puissance de la lecture, par la force de mon imagination et, le temps d’une journée, André et Aurélie ont été mes meilleurs amis. Lire la suite

Le Messager / Marcus Zusak (2014)

le messager

Après La Voleuse de livres (que je vous conseille à la fois de lire, puis de visionner le film), j’attendais avec impatience la sortie du nouveau roman de Marcus Zusak, voix littéraire australienne très intéressante. Avec Le Messager, Zusak a parfaitement répondu à mes attentes, produisant un texte original, bien mené et addictif. Mais surtout surprenant.

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Le loup des steppes / Herman Hesse (1927)

loup steppes

Après avoir découvert avec surprise et délice Siddharta, j’ai mis moins de temps à m’attaquer au Loup des steppes d’Herman Hesse, prix Nobel de Littérature en 1946. Publié en 1927, Le Loup des steppes a été interdit sous le régime nazi (à cause des idées de l’auteur …), mais il a malgré tout marqué son époque et reste une des œuvres essentielles de Herman Hesse. Lire la suite

La lettre oubliée / Nina George (2014)

lettre

Jean est un drôle de libraire : son commerce tient dans une péniche qu’il a baptisée « Pharmacie littéraire ». Car pour lui la littérature est là pour guérir, pour faire du bien, et il est devenu très doué pour estimer ce dont chacun a besoin de lire, à un certain moment de la vie. Mais malheureusement, ça ne marche pas pour lui, et il reste profondément blessé par le départ de la femme qu’il aimait, il y a vingt ans de cela. Partie sans un mot, partie en laissant simplement une lettre. Sous le coup de la colère, Jean a refusé d’ouvrir cette lettre. Et il l’a oubliée. Lire la suite

Train de nuit pour Lisbonne (2006) / Pascal Mercier #Bestofthebest4

L’auteur

De son vrai nom, Peter Bieri est né à Berne, et a occupé la chaire de philosophie des langues à l’Université de cette ville de 1993 à 2007. Mais le grand public le connaît surtout pour ses romans, dont 3 seulement ont été traduits en français (L’accordeur de pianos, Train de nuit et Léa).

Le livre

Raimund Gregorius, professeur passionné de grec et de latin, voit un jour sa vie basculer par l’apparition simultanée dans sa vie d’une mystérieuse inconnue portugaise et d’un livre portugais, écrit par un tout aussi mystérieux auteur. Du jour au lendemain, tous les fondements de sa vie sont remis en cause dans un enchaînement de petits séismes qui vont le conduire dans un Train de nuit pour LisbonneLire la suite

Les romans que je n’ai pas chroniqués en juillet …

Ce mois-ci, trois romans que j’ai lu assez rapidement mais je n’ai pas pris le temps de chroniquer.

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je vais bien adam

Ce roman est à l’origine du film homonyme de Philippe Lioret, que j’ai vu il y a plusieurs années et dont je me souviens encore à la perfection. J’ai profité de la présence d’Olivier Adam au Salon du Livre de poche de Saint-Maur, il y a quelques semaines, pour l’acquérir, m’attendant à une belle expérience. Du point de vue de l’histoire, pas de problème, le film en est la fidèle adaptation. Mais c’est bien le seul point … Dans le texte, je n’ai pas retrouvé le souffle du film, sa poésie, rythmée au son de la musique de Aaron, et je n’ai pas retrouvé mes larmes de jadis, à la fin de l’histoire.

Alors certes on peut arguer que le roman avait été un peu défloré par le film, puisque je connaissais déjà l’histoire. Néanmoins je suis aussi sensible à l’écriture qu’à cette dernière, et je peux dire que mes attentes sont loin d’avoir été comblées par ce style plat, hyper descriptif (jusqu’à la pomme gala – et non pas pink, c’est important – que mange le personnage à la page 12; et je ne vous parle pas des descriptions de ce qu’achètent les clients au Shopi où travaille l’héroïne) sur un texte court.

En bref, c’est la preuve que l’histoire n’est pas tout : ici elle est magnifique, mais a été bien mieux interprétée par les images que le texte.

On me souffle à l’oreillette que les autres textes d’Olivier Adam sont bien meilleurs … j’attends donc de voir, ou plutôt de lire. Je lui laisse encore une chance.

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salon émilie

Un autre texte qui m’a déçue : reçu en service presse, je devais rencontrer l’auteur dans la semaine. Je me suis donc dépêchée de lire, pour apprendre ensuite que la rencontre était reportée ultérieurement. Tant pis. Et tant mieux car il aurait été gênant de devoir discuter d’un tel texte avec son créateur.

Non pas qu’il soit absolument inintéressant : Emmanuelle de Boysson a très bien rendu l’ambiance de la Fronde et des salons des précieuses, au cœur desquelles Émilie la petite Bretonne se trouve évoluer, avant de pratiquement rejoindre leur rang par un mariage inattendu. Mais par certains côtés, j’ai eu l’impression qu’elle tachait d’imiter Jean Teulé (et mal en plus), par d’autres de grands historiens, et elle échoue … : l’équilibre n’est pas parfait entre fiction et Histoire, équilibre qui est certes l’écueil principal de tout roman historique.

Quant au personnage d’Emilie qui, comme le dit elle-même, veut seulement « entrer dans le jeu des salons » : l’auteur multiplie ainsi les références littéraires, et autres, mais sans aboutir à un style naturel, ce qui m’a rendu son héroïne complètement antipathique.

Rajoutons à cela un style pauvre, truffé de répétitions, de termes inadéquats ou de poncifs sur les hommes et femmes de ce siècle, et vous pouvez aisément concevoir mon énervement grandissant à la lecture de ce roman.

Enfin, je me suis tout de même efforcée de le terminer, pour m’en faire un avis. Mais la fin de l’histoire appelle évidemment une suite, en particulier parce qu’Emilie a égaré l’homme de sa vie et le père de son enfant – lui qui la faisait monter au septième ciel à chaque fois. Zut alors. En tout cas, je ne lirai certainement pas le second volume.

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contes franck

Je termine ces chroniques par des contes très mignons, que j’avais commandé après avoir dévoré le Journal d’Anne Franck. De petites histoires écrites par la jeune fille durant sa captivité. Des textes courts mais drôles, parfois graves, qui mettent en lumière ce qu’Anne Franck voulait trouver dans la littérature : de l’humour, une morale, etc.

Des textes qui sont à la portée des enfants, mais qui ont déjà une portée universelle et qui me fait d’autant plus regretter la disparition prématurée de ce jeune talent, dont j’aurais été curieuse de suivre la carrière littéraire …

Amok / Stefan Zweig (1922)

amok

Ce recueil de Stefan Zweig rassemble trois nouvelles qui ne sont pas regroupées dans un ensemble cohérent pour rien. Dans ces trois textes il est descendu « dans les caveaux, dans les cavernes profondes et dans les cloaques du cœur où s’agitent, en lançant des lueurs phosphorescentes, les bêtes dangereuses et véritables de la passion, s’accouplant et se déchirant dans l’ombre, sous toutes les formes de l’entremêlement le plus fantastique« . Bref, il a mis en scène la passion, sous trois de ses manifestations, de deux hommes et d’une femme, envers une tierce personne indifférente. Lire la suite

Siddhartha / Herman Hesse (1922)

siddhartha

 

Petit écart dans mes habitudes de lecture avec ce roman qui tend plus vers l’essai philosophique que vers la narration littéraire, écrit par le Prix Nobel de Littérature de 1946, Herman Hesse. Et pourtant, je n’ai pu être insensible à ce texte métaphorique, qui s’inspire de la vie de Siddhartha Gautama, dit le Bouddha, fondateur de ce courant millénaire, qui revient à la mode dans nos sociétés aujourd’hui … Lire la suite

Journal d’Anne Frank.

journal

Le 12 juin 1942, une jeune fille allemande du nom d’Anne Frank est heureuse de commencer la rédcation d’un journal intime, sur le beau cahier qu’elle a reçu pour son treizième anniversaire. La famille Frank (le père, la mère et les deux filles) a déjà fui l’Allemagne pour rejoindre les Pays-Bas. Le 9 juillet, les menaces nazies se précisent et elle doit se cacher. Elle investit alors une Annexe de l’entrepôt du père d’Anne. Quelques temps après, vont la rejoindre la famille Van Daan (père, mère et fils) puis un dentiste juif (qu’Anne détestera). Aussitôt surnommé l’Annexe et doté de règles, c’est dans ce lieu que vont évoluer 8 personnes pendant deux ans, jusqu’à leur arrestation le 4 août 1944, vraisemblablement à la suite d’une dénonciation. La dernière lettre d’Anne Frank (elle s’adressait à son journal en l’appelant Kitty) date du 1er août 1944. Lire la suite

Des milliards de tapis de cheveux / Andreas Eschbach (1995)

tapis

Sur une lointaine planète, se déroule un rite ancestral, qui règle la vie des habitants de tous les villages : les hommes tissent, année après année, un tapis de cheveux, destiné à décorer le palais d’un Empereur que personne n’a jamais vu mais que tous vénèrent. Une fois le tapis terminé, il est vendu par le fils du tisseur, qui gagne ainsi de quoi acheter les matériaux pour son propre tapis. Il lui suffit ensuite de se choisir une femme, capable de lui apporter des filles : et voilà la matière première toute trouvée pour son tapis …

Siècle après siècle, les habitants de cette planète suivent ces règles, dont l’origine s’est perdue depuis longtemps, au point de tuer toute personne qui en vient à douter. Car « Le malheur s’empare de quiconque commence à douter de l’Empereur. ». Jusqu’au jour où un homme mystérieux venu d’une autre planète, apparaît et leur annonce que l’Empereur est mort depuis vingt ans. Sans compter qu’il a vu le palais de ce dernier, et qu’il n’y a jamais aperçu un seul tapis de cheveux … Lire la suite

L’histoire sans fin / Michael Ende (1979)

Histoire

Tout le monde connaît, au moins de nom, ce titre célèbre de la littérature jeunesse. Ne serait-ce que par le film ! Personnellement je pense l’avoir vu quand j’étais enfant, ayant des images qui me sont restées, comme celle du dragon (jusqu’à cette semaine, je croyais que c’était un gros chien !) volant et du petit garçon. Offert par ma chère George, ce roman est arrivé à point dans une période où j’avais perdu la saveur de la littérature. Non pas que ce gros bouquin soit de la Littérature, mais en tout cas l’histoire est extrêmement entraînante et il ravira les gros lecteurs que nous sommes … car la magie des histoires, des mots, est partout ici !

Bastien a une dizaine d’années quand un soir pluvieux, poursuivi par des garçons de sa classe qui se moquent sans cesse de lui, il se réfugie dans une vieille librairie. Là il y fera la rencontre du libraire, homme grincheux dérangé dans sa lecture, et qui n’aime pas les enfants. S’absentant un instant pour répondre à un coup de téléphone, Bastien jette un coup d’œil sur le livre qu’il tenait entre ses mains, et découvre cette couverture énigmatique :

histoire 2

« Qui n’a jamais passé tout un après-midi sur un livre, les oreilles en feu et les cheveux en bataille, à lire et lire encore, oublieux du monde alentour, insensible à la faim et au froid –
Qui n’a jamais lu en cachette, sous la couverture, à la lueur d’une lampe de poche, parce qu’un père ou une mère ou quelque personne bien intentionnée avait éteint la lumière, dans l’idée louable que le moment était maintenant venu de dormir puisque demain il faudrait se lever tôt –
Qui n’a jamais versé, ouvertement ou en secret, des larmes amères en voyant se terminer une merveilleuse histoire et en sachant qu’il allait falloir prendre congé des êtres avec lesquels on avait partagé tant d’aventures, que l’on aimait et admirait, pour qui l’on avait tremblé et espéré, et sans la compagnie desquels la vie allait paraître vide et dénuée de sens.

Celui qui n’a pas fait lui-même l’expérience de tout cela ne comprendra visiblement pas le geste de Bastien. »

Quoi de mieux pour un jeune garçon avide de lectures, que de trouver une histoire qui n’a pas de fin ? Bastien ne résiste donc pas, vole le livre et s’enferme pour le lire tranquillement. Il s’y immerge totalement, suivant les aventures d’un jeune héros destiné à sauver le Pays Fantastique. Or très vite, il s’avère que le seul qui pourrait sauver ce monde est un enfant humain …

« Tandis que Bastien lisait ces mots et entendait en même temps la voix grave du Vieillard de la Montagne Errante, il commença à avoir des bourdonnements d’oreilles et des éblouissements.
Ce qui était raconté là, c’était sa propre histoire ! Et elle faisait partie de l’Histoire sans fin. Lui, Bastien, apparaissait en tant que personnage dans le livre dont il s’était considéré jusqu’à présent comme le lecteur ! Et qui sait si un autre lecteur n’était pas justement en train de le lire, croyant à son tour n’être qu’un lecteur et ainsi de suite jusqu’à l’infini ! »

L’imbrication entre le texte et la réalité de Bastien est très bien faite pendant la moitié de l’histoire, les interventions de l’enfant étant marqué par le corps gras. J’ai énormément apprécié cette manière de faire, de plus en plus intéressante au fur et à mesure que les deux réalités tendant à se rejoindre.

« Qui êtes-vous donc, vous les créatures du Pays Fantastique ? Vous êtes des fictions, des chimères au Royaume de la Poésie, des personnages dans une histoire sans fin ! Te considères-tu toi-même comme réel, gamin ? »

La deuxième partie du roman, celle où Bastien se retrouve dans l’histoire, est celle qui est la moins connue parce qu’elle est totalement bâclée dans le film. En effet ce dernier ne dure qu’une heure trente, et l’accent a été mis sur les aventures du Pays Fantastique, et beaucoup moins sur Bastien lui-même.Histoire film Pour le coup, j’ai vraiment été déçue car le film a perdu tout l’intérêt du livre, qui est de montrer que Bastien, une fois beau, riche et bien intégré dans le Pays Fantastique, perd aussi tout contact avec ses souvenirs, son propre monde, et avec ce qui le plus important : sa famille.

Ce roman est un récit fantastique, mais également un très bon roman d’apprentissage, intelligent, à peine moralisateur. Bastien est le type même de l’antihéros, qui fait des erreurs humaines, et se laisse porter par ses faiblesse. « C’était une nouvelle naissance. Et le plus beau, c’était qu’à présent il voulait justement être celui qu’il était. Si une infinité de possibilités s’étaient offertes à lui, il n’en aurait pas choisi d’autres. Désormais il savait : il y avait dans le monde des milliers et des milliers de formes de joie, mais au fond toutes ces joies n’en faisaient qu’une : celle du pouvoir d’aimer. »

C’est aussi un texte plein de magie et de poésie, à travers ce Pays Fantastique que Bastien crée à son gré.

Bref un incontournable à lire, aussi bien pour les adultes que pour les enfants. Mais je vous déconseille le film après …

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Babelio ABCLettre E !

Coeur d’encre et Sang d’encre (2004 et 2005) / Cornelia Funke

L’auteur

D’origine allemande, Cornelia Funke a été éducatrice auprès des enfants et a suivi en même temps une école de graphisme. Pendant quelques années, elle a illustré les histoires des autres et depuis 1988, elle écrit des livres pour la jeunesse. Elle est l’auteur d’une quarantaine de romans et séries dans les genres les plus variés. Son roman « Le Prince des voleurs », son premier livre traduit en français, a été un best-seller en Allemagne.

En 2006 elle remporte le Grand Prix de l’Imaginaire pour son roman Cœur d’encre. Le réalisateur britannique Iain Softley l’a adapté en 2008 au cinéma et son film porte le même titre.

Le livre

Meggie a douze ans, elle a une passion : la lecture. Passion fortement encouragée par son père, le meilleur relieur et restaurateur de livres du pays, Mo. Sa mère a disparu quand elle était toute petite. Mais pourquoi Mo ne lit-plus d’histoire à voix haute ? Ses livres auraient-ils un secret ? Leurs mots auraient-ils un pouvoir ?

Un jour, un mystérieux homme apparait dans leur vie, réclamant un livre à son père, Coeur d’encre. Ce dernier, terrifié, prend la fuite avec sa fille. Commence alors une grande aventure pleine de livres et surtout de personnages surgis de ces livres, et pas des plus gentils … Lire la suite

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