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Le Blog des Livres qui Rêvent …

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Littérature francophone

Les désorientés / Amin Maalouf (2012)

désorientés

25 ans après un départ précipité du Liban, Adam revient dans son pays natal, appelé par un ami mourant, dont il n’a pas eu de nouvelles depuis des années. C’est l’occasion pour cet historien renommé, désormais parisien, de renouer avec son pays, mais également de rassembler le groupe d’amis, très soudés, qu’ils formaient quand ils avaient 20 ans. Mais entre les morts, les exilés, ceux qui ne peuvent pas revenir, ceux qui ne veulent pas, cette réunion ne sera pas si facile à monter. En attendant Adam arpente sa terre natale, la redécouvre, et prend conscience de l’évolution terrible que celle-ci a pu prendre, portée par les déchirements et la guerre.

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Seuls / Gazzotti et Vehlmann(BD)

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Depuis que je travaille à la bib, ce sont toujours les mêmes livres que les enfants empruntent : une tonne de Max et Lili, une moisson de Tom-Tom et Nana, dont ils font un trafic, se les passant entre eux, les empruntant dès qu’un tome est rendu, etc. Du coup, pour me coucher moins bête, je me suis efforcée ces derniers temps de lire ce qu’ils lisent, pour comprendre …

Et c’est comme ça que très vite je me suis rendue compte que la bande-dessinée « Seuls« , qui compte 8 tonnes, était sans arrêt en prêt. Intriguée, je me suis d’abord renseignée sur l’histoire, a priori très simple : une bande de 5 enfants se réveillent un matin et se retrouvent être seuls dans une ville désertée. Immédiatement alléchée, j’ai donc attendu patiemment mon tour, usant de forces réservations afin de m’emparer des tomes un à un. Après quelques semaines, j’ai pu enfin lire les 8 tomes qui sont actuellement parus, avec toutefois une frustration : la série en comptera 22 … Me voilà donc embarquée dans une suite non terminée – ce qu’en temps normal, je fuis comme la peste ! Malheureusement j’ai été tellement happée par le premier tome que je n’ai pas pu m’empêcher … Comme les enfants, je vais donc prendre mon mal en patience et attendre impatiemment la parution des prochains ! Lire la suite

Ballade d’un amour inachevé / Louis-Philippe d’Alembert (2013)

ballade

Qu’est-ce qui existe de pire qu’un « amour inachevé ? » Dans le petit village des Abruzes où vivent Azaka et sa femme enceinte, on est habitués à voir la terre trembler, mais pas habitués à la « mort collective, violente par-dessus le marché ». En avril 2009, c’est un cataclysme.

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Le Train de Georges Simenon (1961)

le train

En 1940, l’avancée allemande en France effraye les habitants de l’Est. Dans le petit village de Marcel Féron, modeste réparateur de radio, on n’échappe pas à cette peur généralisée et on s’entasse dans des trains pour rejoindre une zone loin des combats. Mais Marcel est aussitôt séparé de sa femme enceinte et de sa fille, à qui sont réservés les trains de voyageurs tandis que les hommes sont parqués dans des wagons à bestiaux. Coupé de ses racines et de sa femme, il fait l’expérience de la liberté, comme si c’était quelque chose qu’il attendait : « C´était l´heure de la rencontre avec le destin, l´heure d´un rendez-vous que j´avais depuis longtemps, depuis toujours avec le destin. » Et ce destin semble prendre le visage d’une femme puisque c’est alors qu’il rencontre Anna Kupfer, une jeune femme mystérieuse avec qui il a une aventure.

Près de 20 ans après, il ressent le besoin de raconter cette aventure pour que ses enfants le voient différemment et comprennent que sa vie, si confortable et terne qu’elle soit, est une vie choisie et assumée.

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Le Peintre d’éventail / Hubert Haddad (2013)

éventailTraumatisé par un événement, Matabei se retire dans une campagne reculée pour retrouver calme et sérénité. Il est accueilli dans la pension de dame Hison, où il rencontre en particulier un vieux jardinier qui peint des éventails fascinants … Petit à petit, il devient son disciple et prend à son tour un disciple qui nous raconte la vie de son maître, sur le point de mourir. Une vie menée à l’écart de tout, au rythme du jardinage, des saisons, de la peinture. Une vie troublée de nouveau par une catastrophe, naturelle cette fois-ci.

« Peindre un éventail,
n’était-ce pas ramener sagement
l’art à du vent ? » Lire la suite

Une année chez les Français / Fouad Laroui (2010)

 

une année laroui

1970. Maroc. La vie du petit Mehdi bascule lorsque son instituteur se bat pour lui obtenir une bourse d’études, convaincu de ses aptitudes. C’est ainsi que le garçon de dix ans entre au prestigieux lycée français de Casablanca, réservé aux enfants de hauts fonctionnaires ou aux familles marocaines influentes.

Largué par un lointain cousin devant le lycée, avec deux pintades pour remercier le directeur, Mehdi ne sait pas encore qu’il va vivre, pendant un an, un choc culturel constant.

« Il était maintenant chez les Français, entouré de leurs immeubles, de leurs bacs à sable, de leurs arbres. » Lire la suite

Echos de Palestine – Nouvelles

« La littérature est assaut contre les frontières » Frank Kafka

Je remercie les Agents littéraires et les éditions du Littéraire pour l’envoi de ce petit recueil de nouvelles.

Les nouvelles

La parution de cet ouvrage collectif salue l’entrée de la Palestine à l’UNESCO, une justice rendue à un peuple qui se bat pour la reconnaissance de son existence. Pour cela, Yanne Dimay s’est rendu en Palestine et a animé 2 ateliers d’écriture dans les universités de Cisjordanie et de Gaza. 80 étudiants ont participé à ce concours. Une sélection est ensuite effectuée par un jury prestigieux : Marie Nimier, Gilbert Sinoué et Atiq Rahimi. En 2010, trois textes ont été primés. Une nouvelle session a eu lieu en 2011, et trois nouveaux lauréats qui ont pu découvrir la France.

A Gaza, Ramallah, Hébron et Naplouse en dépit des check points et du blocus, la langue française devient un espace de liberté pour Dima, Khadija, Ahmed, Mariam, Walid, Amir et tous les étudiants en français des universités de Cisjordanie et Gaza.

Dans cette zone de conflits  »L’écriture est envisagée comme un territoire d’où on ne pourrait pas vous déloger, un territoire à la fois intime et partagé… » dit Marie Nimier.

Mon avis

Par ces 26 textes, dont les 6 lauréats, dont la grande qualité littéraire de beaucoup m’a surpris, j’ai acquis une vision extrêmement vivante de ce qu’est la Palestine d’aujourd’hui. A travers des textes simples et émouvants, d’autres plus durs, mais aussi plus poétiques, ces jeunes étudiants, qui ont mon âge, ont su m’émouvoir, me faire pleurer, réfléchir et souffrir avec eux. Quand on a connu la guerre, la misère, l’incertitude de l’avenir, comment peut-on écrire des textes si beaux ? Comment peut-on être si lucide sur l’avenir de son propre pays, à qui on ne reconnaît pas d’existence ?

J’ai découvert que pour beaucoup la langue française est un échappatoire, l’échappatoire de la culture, qui permet de mettre des mots sur les choses, de se laisser aller, d’évoquer ses douleurs, ses pertes. Mais aussi de mettre de la poésie dans sa vie, de montrer son bonheur malgré tout cela.

« Personne ne peut me soigner. Pourtant, je peux vous dire quel est mon remède. C’est la liberté !

Vous me connaissez ? Vous connaissez mon nom ? Je m’appelle Palestine. »

Ces phrases sont la fin du texte qui m’a le plus touché, une allégorie simple, un texte court, qui va droit au cœur.

Il m’est difficile de vous parler de tous ces textes, très différents, mais qui m’ont fait tomber les écailles des yeux et comprendre la situation « difficile » de ce peuple, sur ce sujet qui m’indigne à chaque fois que je l’évoque … Je sais que c’est une situation extrêmement complexe et pourtant pour moi la solution est simple : il y avait un peuple, sur sa terre. Pourquoi vouloir en mettre un autre à la place ?

Des textes à découvrir d’urgence.

‘Mais la paix ! La paix ne s’écrit pas seulement sur le papier, la paix se cultive comme les arbres ! Malheureusement, les Gazaouis attendent toujours. »

Amir Hassan.

Francophonie, arrêt n°4 : cap au Sud, vers l’Afrique noire !

Pour aujourd’hui, on descend un peu plus au Sud, vers l’Afrique noire, vers des pays qui nous évoque plus naturellement la Francophonie car anciennement colonisés. Aujourd’hui 28 pays africains ont adhéré à l’Organisation internationale de la Francophonie. Le français y est parlé par 120 millions de personnes, comme première ou deuxième langue (ce statut dépend souvent des régions et des classes sociales.) D’après l’OIF, la langue est même en progression sur le continent africain puisqu’on ne dénombrait que 79 millions de francophones en 1997. Il faut cependant remarquer que dans chaque pays, le français est parlé avec des prononciations et des spécificités locales très fortes (c’est ce qui fait son charme ! :))

En bleu foncé = Pays normalement considérés francophones
En bleu clair =  Pays parfois considérés francophones
En bleu turquoise =  Pays non-francophones mais ayant rejoint l’OIF et étant dans un processus de francisation. Lire la suite

Francophonie, arrêt n°3 : du côté de l’Afrique du Nord !

Issue de la colonisation française, la littérature francophone maghrébine est encore très riche, le français étant encore bien présent dans la plupart de ces pays, même si il n’est pas toujours assumé … Bien que beaucoup de ces écrivains aient vécu de longues années en France, ils restent cependant profondément représentatifs de la littérature de leur pays.

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Francophonie, arrêt n°2 : l’Asie !

Mieux vaut tard que jamais !

Aujourd’hui nous découvrons la littérature francophone asiatique !

Le Cambodge, le Laos et le Vietnam sont membres de la Francophonie, mais il y a également une littérature francophone en Chine.

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Vietnam

L’apparition de la littérature vietnamienne francophone est évidemment liée à la colonisation française et à l’influence culturelle qui en résulte et ne peut se développer que lorsque les élites vietnamiennes sont suffisamment francisées pour former un public et des auteurs. La France pénètre au Viêtnam en 1858 et assoit définitivement son hégémonie à partir de 1895.

De 1913 – date de la publication de Mes heures perdues, recueil de poèmes de Nguyen Van Xiem – à nos jours, on peut recenser de manière non exhaustive, une centaine d’ouvrages de fictions écrits par 47 écrivains : 62 œuvres en prose dont 34 romans, 31 plaquettes de poésie et 6 pièces de théâtre.

Aujourd’hui, les auteurs les plus connus sont : Pham Van Ky (Grand Prix de l’Académie Française pour son roman Perdre la demeure), Pham Duy Khiem (Légendes des Terres sereines – 1942)premier Vietnamien reçu à l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm – et Cung Giu Nguyên – (chef d’oeuvre : Le Fils de la baleine (1956).

On peut dire que cette littérature traite de 3 thèmes : la célébration des valeurs de la terre natale, la chronique des effets du choc culturel entre Orient et Occident, le récit des guerres coloniale, étrangère et civile.

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Cambodge et Laos

Temple d’Angkor

Quelques auteurs :

Makhali-Phal (pseudonyme de Pierrette Guesde, née au Cambodge d’un père français et d’une mère cambodgienne) a publié plusieurs romans qui reconstituent la vie dans le Cambodge ancien : La Favorite de dix ans (1940) / Narayana ou Celui qui se meurt sur les eaux (1942).

Amphay Doré (né à Luang-Prabang en 1940 d’un père français et d’une mère laotienne) a retracé dans L’École de la forêt (1974) son initiation spirituelle boudhique.

Les témoignages personnels du roi Norodom Sihanouk, Souvenirs doux et amers (1981) et Prisonnier des Khmers rouges (1986) contiennent des pages d’une subtile et ironique acuité.

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Chine

. François Cheng : né en Chine, il arrive à Paris avec ses parents en 1948 lorsque son père obtient un poste à l’Unesco, et décide de rester en France alors que sa famille émigre aux Etats-Unis. Tout d’abord, il publie de la poésie en chinois à Taïwan et à Hong Kong. Ce n’est que tardivement (en 1977) qu’il écrit en français, sur la pensée, la peinture et l’esthétique chinoises et aussi des ouvrages poétiques. Jugeant avoir acquis assez d’expérience, il peut ensuite se lancer dans l’écriture de romans. Il est naturalisé français en 1971.

En 2001, François Cheng reçoit le Grand Prix de la francophonie de l’Académie française. Le 13 juin 2002, il est le premier Asiatique élu membre de l’Académie française. Il est membre du Haut Conseil de la Francophonie.

  • Le Dialogue, Une passion pour la langue française, Desclée de Brouwer, 2002
  • À l’orient de tout, poèmes, Gallimard, 2005
  • Quand reviennent les âmes errantes, Albin Michel, 2012

. Dai Sije : D’origine chinoise, il vit en France depuis 1984. Après des cours sur l’histoire du cinéma en Chine, il reçoit une bourse pour partir à l’étranger et il choisit de partir étudier en France (1984) à l’Institut des hautes études cinématographiques. Il a lui-même réalisé l’adaptation de son roman Balzac et la petite tailleuse chinoise.

  • Balzac et la petite tailleuse chinoise (2000)
  • Le complexe de Di (2003) Prix Fémina
  • Par une nuit où la Lune ne s’est pas levée (2007)

. Wei-Wei : née en Chine en 1957, elle fait une licence de français puis obtient une bourse pour étudier à la Sorbonne en 1987. Ses romans ont été publiés aux Editions de l’Aube.

Fleurs de Chine (2001) / La Couleur du bonheur (2002) / Une fille Zuang (2006) / Le Yangtsé sacrifié (2007)

J’espère vous avoir donné envie de découvrir la littérature francophone asiatique, que l’on connaît très peu …

Bonne soirée !

Francophonie, arrêt n°1 : l’Amérique !

Mais de quoi parlons-nous quand on évoque la francophonie en Amérique ? L’idée n’est bien sûr pas d’être exhaustif, mais d’évoquer les quelques grands pays ou région qui ont une littérature francophone riche.  Lire la suite

C’est la semaine de la langue française et de la francophonie !

Aujourd’hui, se prépare un peu partout dans le monde la semaine de la langue française et de la francophonie. Quoi de mieux que de l’annoncer dans ce billet dédié à la langue française ?

En effet, Le Blog des Livres qui rêvent a décidé de célébrer dignement cette semaine qui met à l’honneur notre belle langue qui a donné naissance à une si riche littérature, en France mais aussi dans de nombreux pays du monde !

Vous n’êtes pas sans ignorer que les Français ont essaimé leur langue tout au long des siècles, au gré des colonisations, rencontres et influences directes avec des pays de tous les continents ! Il ne s’agit pas ici de raviver des débats ou des questions épineuses qui restent encore en suspens, mais bien de célébrer une littérature internationale, intercontinentale, aux inspirations et aux styles extrêmement divers :

La littérature francophone !

Depuis 1990, les francophones de tous les pays célèbrent, le 20 mars, la Journée internationale de la Francophonie. Au fil des années, cette journée s’est étoffée et désormais c’est durant une semaine entière qu’ont lieu des événements de toute sorte : des jeux, des concours, des tournois autour de la langue française.

Une journée dédiée à la langue française qui unit 200 millions de locuteurs recensés dans le monde et rassemble aussi les 870 millions de personnes vivant dans les 70 Etats et gouvernements de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

L’Organisation internationale de la Francophonie

Il me semble légitime de lui laisser une grande place dans ce blog dédié à la littérature …

Toute la semaine, je vous présenterai donc des continents, des pays aux cultures très diverses, et dont pourtant une partie de la population à quelque chose en commun : la langue française !

C’est parti !

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