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Le Blog des Livres qui Rêvent …

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Littérature latino-américaine

Tours et détours de la vilaine fille / Mario Vargas Llosa / 2006

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Tours et détours de la vilaine fille porte bien son titre ! Tours et détours de deux héros, pendant 40 ans, de Lima à Paris.

Dans ce roman très inhabituel, Mario Vargas Llosa – Prix Nobel de Littérature 2010 – nous fait en effet voyager dans le monde entier : de l’Amérique latine – le Pérou – à l’Europe – la France, entre autres, et Paris ! – en passant par l’Asie, nous marchons dans les pas de Ricardo, obnubilé par une « vilaine fille » qu’il a rencontré à 15 ans à Lima, dans les années 50. Lire la suite

Les romans non chroniqués en avril … que je n’ai pas aimés !

La Villa des mystères / Federico Andahazi (2004)

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Il y a quelques mois, en errant dans les allées du Salon du Livre de Paris 2014, je me suis perdue dans les méandres du stand argentin et je me suis tombée sur un intriguant petit roman : La Villa des mystères de F. Andahazi.

Été 1816 : le temps est exécrable sur les rives du lac Léman. Désœuvrées, Lord Byron, Percy et Mary Shelley, Claire Clairmont et le docteur Polidori, hôtes illustres de la villa Diodati, se lancent un défi littéraire : écrire l’histoire gothique ultime, la plus sombre, la plus originale.

Une histoire connue, mais ici réécrite par la plume de Polidori, secrétaire méprisé par Byron, qui rêve d’écrire un chef d’oeuvre, alors qu’il incarne l’être humain dans médiocrité et sa fragilité. Au sein de cette villa terrifiante, il va se mettre à recevoir d’étranges lettres anonymes qui vont soulever le voile sur une sombre histoire inconnue du grand public … qui va inspirer Polidori pour son personnage du Vampire

Court roman, La Villa des mystères m’a laissée sur ma faim : je m’attendais à une réécriture intéressante de cette période littéraire alors qu’en réalité l’auteur nous propose une interprétation un peu écœurante de l’histoire de la littérature, à travers un être ignoble qui aurait inspiré les plus grands écrivains. D’abord happée par ma lecture, j’ai rapidement été dégoûtée et puis j’ai totalement décroché devant le n’importe-quoi que devenait ce roman, le terminant en étant déçue …

Je vais cependant finir sur un point positif car l’auteur invente une machine formidable : la machine à lecture qui analyse si le roman est publiable ou pas ! Il raconte ainsi l’anecdote de l’inventeur de la machine qui se suicida après avoir soumis son propre texte à sa création …

Je me suis ainsi prise à rêver de cette machine qui nous débarrasserait de contenus à jeter, sur le plan spirituel ou formel … Lire la suite

Où je vous parle de la Chronique d’une mort annoncée de Gabriel Garcia Marquez (1981)

[Je republie cet article sur un roman de Garcia Marquez, en hommage pour ce grand écrivain qui vient de s’éteindre …]

*

« Le jour où il allait être abattu, Santiago Nasar s’était levé à cinq heures et demie du matin pour attendre le bateau sur lequel l’évêque arrivait. »

Voici comment débute cette chronique insolite du grand maître de la littérature latino-américaine. Construite comme le résultat d’une enquête menée par un proche de Santiago Nasar, ce court et surprenant roman tente de démêler les raisons de l’assassinat d’un jeune du village, alors que tout le monde savait qu’il allait être tué :

« La plupart de ceux qui se trouvaient au port savaient qu’on allait tuer Santiago Nasar. »

Mais toute la tragédie du texte semble tenir à ces seuls mots :

« Personne ne s’était demandé si Santiago Nasar était prévenu, car le contraire paraissait à tous impossible. »

De là, la volonté de comprendre, de dénouer les fils, de laisser s’exprimer les habitants qui ont été témoin de tous les événements qui ont mené à cette mort annoncée.

« Durant des années, nous fûmes incapables de parler d’autre chose. Notre comportement quotidien, jusqu’alors dominé par la routine la plus linéaire, s’était mis à tourner autour d’une même angoisse collective. Les coqs de l’aube nous surprenaient en train de reconstituer la chaîne des nombreux hasards qui avaient rendu l’absurde possible; et il était évident que nous n’agissions pas par simple désir de percer le mystère, mais parce que personne parmi nous ne pouvait continuer à vivre sans savoir exactement la place et la mission que la fatalité lui avait assignées. »

C’est un roman désarçonnant, qui ne joue pas sur le ressort habituel du suspens puisque l’on connaît déjà la fin. L’important ici n’est pas tant d’en arriver à ce meurtre mais bien de tenter de comprendre pourquoi il a été accompli sans aucune opposition. La conclusion en est que l’inertie humaine, l’incrédulité, la paresse qui frappe un village entier peut être la cause de drames qui auraient pu être évités.

Pour en arriver à cette phrase merveilleuse, un gouffre abyssal de réflexion sur le rapport entre la vie et la littérature.

« Surtout, il lui avait toujours semblé injuste que la vie ait pu recourir à tant de hasards interdits en littérature pour qu’une mort ainsi annoncée ait pu se réaliser sans faux pas. »

… dans un roman (!), le personnage s’étonne donc que ce qu’il pense être la vie, et qui n’est qu’un récit, soit trop incongru pour être vrai et ne pourrait être utilisé en littérature, car celle-ci, pour être efficace doit maintenir un minimum de rapport avec la réalité.

Si on y retrouve moins le réalisme magique qui est la griffe de Gabriel Garcia Marquez, et dont le chef d’œuvre est son Cent ans de solitude, ce fut pourtant un récit qui a parfaitement répondu à mes attentes pour (re)découvrir la littérature colombienne dans le cadre de mon Tour du Monde en 80 livres.

***

COLOMBIE

8/80

Dans la ville des veuves intrépides / James Canon (2007)

canon

Lu pour Le Club des Lectrices. Nous voulions sortir un peu de nos lectures franco-anglo-américo-centrées, et nous avions donc pour consigne de proposer un roman africain ou latino-américain. Devant l’impossibilité de nous décider, ce roman a brusquement été proposé. Aucune de nous ne connaissait le titre ni l’auteur mais le sujet nous a intrigué. Rajoutez à cela qu’il était désigné comme le digne héritier de Gabriel Garcia Marquez et de Vargas Llosa, et hop c’était emballé !

Et j’avoue que je ne suis pas déçue … sans être un coup de cœur, ce texte est un beau moment de littérature … Lire la suite

Sur le bord de la rivière Piedra, je me suis assise et j’ai pleuré … Paulo Coelho (1994)

Le livre

Pilar, une jeune femme indépendante, lassée de la vie à l’université et en quête d’un sens à sa vie, voit sa vie se transformer avec la rencontre d’un ami d’enfance qui est devenu un leader spirituel dont la rumeur dit qu’il serait également guérisseur et capable de produire des miracles. Ils partent tous deux pour les Pyrénées à la recherche de la divinité et de leur propre vérité.

Le titre du livre est inspiré du Psaume 137 qui débute par « Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions, en nous souvenant de Sion ».

Ce que j’en ai pensé

Je ne vais pas m’attarder longtemps sur ce court roman. Je connaissais Paulo Coelho pour avoir découvert (comme beaucoup) son fameux Alchimiste durant mes années de collège. J’en avais gardé un souvenir ému – allez savoir pourquoi – et l’idée d’un bon livre.

C’est donc tout à fait naïvement que j’ai ouvert cet autre opus de Coelho, dans le cadre de mon challenge Tour du Monde. Or j’ai fini par le survoler et par terminer ma lecture en diagonale. Il m’est cependant difficile pour une fois d’en faire une critique réellement objectif, puisque c’est le thème lui-même qui ne m’a pas intéressé, et d’autant plus par la manière dont Coelho le traite. Lire la suite

Histoire de la mouette et du chat qui lui apprit à voler (1996) / Luis Sepulveda

4/80

CHILI

L’auteur

Luis Sepúlveda est un écrivain chilien né en 1949. Son premier roman, Le Vieux qui lisait des romans d’amour, traduit en trente-cinq langues et adapté au grand écran en 2001, lui a apporté une renommée internationale. Son œuvre, fortement marquée par l’engagement politique et écologique ainsi que par la répression des dictatures des années 70, mêle le goût du voyage et son intérêt pour les peuples premiers. (Wikipédia)

L’histoire

Une mouette se trouve prise dans une marée noire et vient mourir sur le balcon d’un gros chat noir. Avant de rendre l’âme, elle lui fait promettre de ne pas manger son œuf, d’élever le poussin et surtout de lui apprendre à voler. Commence alors une belle aventure pour les chats du port qui vont élever la petite mouette. Jusqu’à ce que le problème du vol se pose.

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