Recherche

Le Blog des Livres qui Rêvent …

Catégorie

Librairie

Manifeste du Syndicat de la librairie française. Soutenons (encore) les librairies indépendantes !

Quelques faits rappelés par le SLF, qu’il me semble important de relayer :

  • « Face aux 150 à 250 emplois permanents réellement créés par Amazon, la vente de livres génère en France plus de 20 000 emplois dont 14 000 dans les seules librairies indépendantes (rapport de branche 2011 I+C) ;

  • À proportions égales, la librairie indépendante représente une activité qui génère deux fois plus d’emplois que dans les grandes surfaces culturelles, trois fois plus que dans la grande distribution et, selon les chiffres de la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD)*, 18 fois plus que dans le secteur de la vente en ligne !
  • La librairie est un commerce humain qui mise sur des femmes et des hommes qui aiment les livres, les défendent et les connaissent comme ils connaissent leurs clients « en chair et en os » ;

  • pour l’ouverture de sa plate-forme, Amazon a bénéficié d’aides publiques conséquentes alors qu’un rapport sur « l’impact du développement d’Internet sur les finances de l’Etat », disponible sur le site du Sénat, confirme qu’Amazon, en rapatriant l’essentiel de son chiffre d’affaires au Luxembourg (905 M€ sur 930 M€) échappe pratiquement totalement à l’impôt en France. Il s’agit d’une concurrence déloyale au détriment des commerces indépendants et de proximité qui génèrent bien plus d’emplois tout en s’acquittant de leurs obligations légales. »
Pour conclure :

« Acheter en librairie, c’est la meilleure façon de soutenir localement l’emploi, l’économie et la culture. »

Pour en savoir plus sur les librairies indépendantes, vous pouvez vous reporter à mes articles précédents :

– La galère des librairies indépendantes

– Le Label des Librairies indépendantes de Référence

A la suite de ce manifeste, il me semble encore plus urgent, en tant que lecteurs, d’adopter un comportement citoyen et de ne pas se laisser bercer par nos excuses « mais sur Internet c’est plus rapide, c’est moins cher, on a pas besoin de se déplacer, il y a plus de choix. »

Je veux donc rappeler que :

La loi sur le prix unique existe. Une remise de seulement 5% est autorisée sur le prix des livres. Quand on achète un livre à 10 ou 20 euros, la différence de 20 centimes est-elle si grande ? Ou n’est-ce pas justement le prix à payer pour un commerce de qualité ? 

– Il existe plus de 2 000 librairies en France, ça laisse le choix (sauf quand on est en pleine campagne) et que se déplacer, c’est bon pour la santé (en plus revenir avec les livres, ça fait de la musculation pas chère).

– Qu’un libraire est obligé de pouvoir fournir n’importe quel livre disponible en France. Il suffit d’aller lui demander, d’attendre quelques jours et hop un livre ! 🙂

Shakespeare and Co (Bis) ou comment Bibliosésame a réponse à tout !

Juste un petit article rapide car j’ai fait des recherches et j’ai quelques précisions à apporter à mon article sur le livre « Shakespeare and Compagny » de Sylvia Beach. Dans mon article précédent je me demandais pourquoi Sylvia Beach n’avait jamais rouvert sa librairie après la guerre, et ce qu’elle était elle-même devenue.

Connaissez-vous un outil magique qui s’appelle Bibliosésame ? Initié par la Bibliothèque publique d’information (BPi, à Paris). C’est un service gratuit de questions réponses à distance par des bibliothécaires, de différentes bibliothèques en France. On peut poser ses questions sur le site dédié ou sur la page Facebook, ce qui est très pratique aussi ! Ils s’engagent à donner la réponse en moins de 72h, et je peux vous assurer qu’ils sont très efficaces et respectent ce délai ! De la recette de pâte à crêpes à la marque des avions russes pendant la Seconde guerre mondiale (je vous dit ça comme ça …), il n’y a pas de question bête ! De plus, sur leur site, on peut trouver toutes les questions déjà posées archivées depuis 2005 : une bonne source d’informations !

Lire la suite

Je défends mon libraire !

Après mon article de ce matin sur le livre de Sylvia Beach, j’en profite pour faire intervenir ma contribution à  Sauver un libraire ! Lancée par George, cette initiative vise à défendre les librairies indépendantes pour qu’elles continuent à exister et restent vivantes. (J’en avais déjà parlé ici). Pour cela, c’est très simple : il suffit de délaisser les grandes chaînes, que je ne citerai pas, qui réalisent une très grande partie du chiffre d’affaires des livres en France; et d’acheter dans une petite librairie où le libraire n’a pas pour seul objectif de vendre mais bien de diffuser la culture par les livres, de sortir des sentiers battus. Et c’est ce que Shakespeare and Compagny fait très bien !

C’est un véritable paradis pour les amoureux des livres, pour ceux qui lisent en version originale. Au-delà de la boutique elle-même qui est magnifique, on y trouve de très belles éditions de grands classiques, les actualités éditoriales des pays anglo-saxons et un fonds de roulement très important et très varié. En bref, il y a des livres de partout ! Au rez-de-chaussée, les livres à vendre (neufs et d’occasion); au premier étage, une bibliothèque, des canapés, un piano, une machine à écrire … Un lieu où se réfugier en cas de grand froid, et où l’on ne manquera de rien … 😉

Ouverture : Tous les jours de 10h à 23h, le samedi et le dimanche de 11h à 23h. Site web

Adresse : 37 rue Bûcherie – 75005 PARIS

Shakespeare and Compagny (1956) / Sylvia Beach

L’auteur

Libraire et éditrice, elle s’installe à Paris en 1916 et ouvre sa propre librairie en 1919, Shakespeare and Compagny tout d’abord au 8 rue Dupuytren, puis elle déménagera en 1921 au 12 rue de l’Odéon. En 1922, elle publie la version originale du roman de James Joyce, Ulysse dont Adrienne Monnier publiera la première traduction française en 1929. Inquiétée lors de l’Occupation allemande, elle est forcée de se cacher et de fermer la librairie. Lire la suite

L’avis de Butterfly : Le libraire de Régis de sa Moreira

Aujourd’hui je prête mon blog à une lectrice passionnée qui voulait participer au Challenge Le Nez dans les livres de George, histoire de s’essayer à la chronique écrite de ses lectures, et de les partager. De plus, ce livre est un de mes préférés, donc c’est l’occasion de vous en parler !!

Le livre

La vie d’un libraire qui de dévoue corps et âme à son métier, complètement fou mais tellement attachant ! On suit au gré des « poudoupoudoupoudou » le va et vient des clients. Un vrai bijou de littérature, c’est drôle, frais, un vrai moment de bonheur et de poésie, qui, à la manière de Ionesco, nous fait plonger dans l’absurde. Lire la suite

Gerard Collard, l’autre façon de parler des livres !

Je viens juste de tomber sur un article intéressant sur Gérard Collard, le fondateur de La Griffe noire, librairie à Saint-Maur-des-Fossés (94), sur laquelle j’ai écrit un article il y a quelque temps. Je trouve que cet article de L’Express cerne très bien sa personnalité et explique pourquoi la manière dont il exerce son métier de libraire peut porter à polémique. Vous pouvez donc vous rendre ici pour le lire. Heureusement qu’il existe encore des libraires comme ça, c’est plutôt rassurant pour la scène culturelle française et la sauvegarde de nos métiers !

Par la même occasion, j’en profite pour vous rappeler les quelques informations que je vous avais données dans l’article précédent !

Lire la suite

Le label LIR

Un article de L’Express d’aujourd’hui, relevé par une veilleuse documentaliste conscienceuse, m’a remis en mémoire l’existence du label LIR, ou Label des Librairies indépendantes de Référence, qui vient d’être remis pour la troisième année consécutive.

Juste quelques lignes pour compléter mon article précédent sur les librairies indépendantes.

Lire la suite

La loi sur le prix unique du livre : bon anniversaire !

Hier, le 10 août, on fêtait les trente ans de la loi sur le prix unique du livre, à l’initiative du ministre Jack Lang. 30 ans après, elle suscite toujours de vives polémiques, surtout depuis le début de l’année et les réflexions sur le prix du livre numérique.

Un article pour tous ceux qui croient encore que les livres sont moins chers en grande surface … 🙂

Source : L’Express

Lire la suite

Une librairie solidaire

A l’occasion d’un article paru dans Le Parisien le mardi 9 août, j’ai pris connaissance d’une initiative intéressante que je ne connaissais pas : le principe de la « librairie solidaire », initiée l’année dernière en France par l’association anglais Oxfam.

Oxfam France est « une association de solidarité internationale qui agit sur les causes de la pauvreté et des injustices en menant des campagnes de mobilisation citoyenne et de pression sur les décideurs politiques. »

L’association a ouvert une « Bouquinerie solidaire » à Lille en 2007. Devant le succès de cette opération, une nouvelle boutique s’est ouverte à Paris en 2010, rue Daguerre, dans le XIVe arrondissement. Lire la suite

L’affiche de la campagne pour les librairies, ça y est je l’ai trouvée !

Eh voilà après un bon bout de temps de recherche menée très professionnellement (on est apprentie documentaliste ou on ne l’est pas …) j’ai enfin pu dénicher l’affiche de la campagne menée par le Syndicat national de l’édition, le Syndicat national des libraires, le Centre national du Livre et l’Association pour le développement de la Librairie de Création, dont je vous ai parlé dans mon article sur les librairies indépendantes du début de la semaine ! La voilà tadaammm !


Je pense qu’il est important de la relayer au maximum …

La Griffe noire à Saint-Maur-des-Fossés

Je voulais vous faire découvrir aujourd’hui une librairie magnifique que j’ai découvert il y a quelques mois. Depuis le début de l’année, je m’étais promis d’y aller, et le jour où j’y suis rentrée, je me suis maudite de ne pas avoir craqué avant !

Créée il y a vingt ans par Gérard Collard, sa ligne éditoriale unique et décalée en fait un lieu incontournable de l’Ile de France !

Dès qu’on s’approche du lieu (je devrais dire des lieux car depuis peu une annexe a été ouverte, regroupant les BDs, mangas, romans de fantasy et science fiction), sa particularité nous frappe ! Sachant qu’il faut compter 20 bonnes minutes avant de franchir le pas de la porte, le temps de lire toutes les vitrines ! C’est un déchaînement de couleurs, de livres (bien sûr), d’affichettes et de commentaires racoleurs (mais comme c’est pour des livres, ce n’est pas désagréable !) Jugez-en par vous même !…

Si l’on se rapproche …

Enfin une librairie où l’on vous dit : entrez, venez, c’est fun ! Une librairie où l’on est sûr qu’ils ont lus les livres ! Une librairie où les best-sellers sont présents, mais dans un coin, et peu présentés ! Car si l’on rentre dans une telle librairie, ce n’est pas pour acheter le dernier best-seller, qu’on peut acheter dans n’importe quelle grande surface, mais bien pour découvrir des nouveautés, des ouvrages à qui on laisse le temps de trouver leur public … il y en a pour tous les goûts !

Et voici le responsable du vide de ma carte bancaire à chaque fois que je sors de cette librairie …

Il fait régulièrement des présentations de livres sur France 5 et LCI.

Si vous voulez plus d’informations, rendez-vous sur le site de la librairie

Et l’on peut également commander en ligne !

Enfin, si vous n’êtes pas encore convaincus, allez voir cette vidéo et celle-ci, pour l‘histoire de La Griffe noire

(Je sais, ça fait un peu promotionnel comme ça, mais j’adore cette librairie, c’est le modèle typique, et même parfait a priori, de la librairie indépendante dont je vous ai parlé cette semaine ici !)

La galère des librairies indépendantes

Aujourd’hui, dans Le Figaro, un article souligne les difficultés que rencontrent les librairies indépendantes.

Pour moi, ce n’est pas une surprise mais il m’a semblé important de le souligner encore : elles sont particulièrement menacées par les ventes sur Internet (2,2% des ventes en 2002, 11,2% aujourd’hui) et dans les grandes enseignes (la FNAC engrange 20% des ventes de livres; idem dans les grands magasins). La part de marché des librairies est passée de 20,8% à 17,2% entre 2000 et 2010.

Ces structures peinent à financer le renouvellement de leur offre : les stocks s’accumulent, les problèmes de trésorerie s’aggravent. et les fermetures s’accélèrent.

Une initiative a été lancée conjointement par le Syndicat de la librairie française, le Syndicat national de l’édition, l’Association pour le développement de la librairie de création et le Centre national du Livre : il s’agit d’une campagne militante de sensibilisation, pour ramener les clients dans les librairies de quartier.

« Des milliers de livres à ma disposition. Qui m’aidera à faire le bon choix, si mon libraire n’est plus là ? »

Revenons aux petites librairies ! Ne pas choisir la solution de facilité qui consiste à acheter en ligne alors qu’on peut se déplacer et trouver un interlocuteur humain qui vous conseillera mieux que les « ils ont aussi acheté » d’Amazon. Ces librairies jouent un rôle culturel essentiel, en défendant certaines valeurs, certains titres qui ne le seront pas dans les grands magasins (qui retirent les livres des ventes après 8 semaines seulement en rayon). Elles laissent le temps à certains ouvrages de trouver leur public : les chefs d’oeuvre s’installent dans la durée et n’ont rien à voir avec les prétendus best-sellers qui restent quelques semaines dans le box-office.

Bon voilà juste un petit coup de gueule sur un des sujets qui me tient le plus à coeur. Cela fait déjà 2 ans que je n’ai plus acheté un livre à la FNAC (et encore moins en grande surface / et personnellement je ne commande en ligne que les livres que je ne peux trouver nulle part ailleurs) et il me semble que si l’on ne veut pas que les librairies indépendantes disparaissent, comme ont disparu les disquaires il y a quelques années, il suffit d’adopter des gestes simples.

 

 

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :